mardi 9 juillet 2024

Dégustation : La Provence du 17.06.2024

 En Provence, pour se préparer à l’été !

Montagne Sainte-Victoire
Pour ce sixième volet de nos dégustations ‘’30èmeAnniversaire’’, nous avons retenu de parcourir la Provence en s’arrêtant au fil de notre escapade chez quelques vignerons, les uns, portant haut la renommée de ce vaste vignoble provençal et d’autres plus discrets médiatiquement.
Dans la continuité des précédentes rencontres, le programme proposé n’a pas manqué de susciter un réel intérêt puisque 39 participants se sont en effet pressés à cette dégustation organisée par Jean-Loup et cela, malgré la concomitance du premier match de l’équipe de France dans l‘Euro 2024.
Mais avant de découvrir le programme proposé, attachons-nous à survoler cette région viticole afin d’en découvrir les terroirs ainsi que les cépages et à resituer le théâtre de nos dégustations.
La vaste Provence viticole occupe aux côtés des pins et des oliviers des îlots très diversifiés sur près de 200 km de long, d'est en ouest, de Nice au sud d'Avignon, et sur 60 km de large entre les Alpilles et la Méditerranée.

La Provence viticole.
Avec ses près de 30 000 ha aux terroirs schisteux en bord de Méditerranée ou argilo-calcaire dans les Bouches du Rhône, du Var ou des Alpes-Maritimes, le rosé domine largement la production (90% de celle-ci et première région de France pour les rosés) et se couvre d’une multitude de personnalités. Les rosés thiols, amyliques qui se goûtent dans l’année de leur naissance offrent la simplicité d’un bonbon que l’on oublie aussi vite qu’on l’a avalé. Il y a les autres qui commencent à faire florès : au pays du rosé pâlichon, ceux-là sont beaucoup plus foncés, se gardent, évoquent le terroir, possèdent un grain léger de tanin et des parfums d’épices, et sont produits à l’égal des grands blancs qui talonnent les rosés dans le marathon des vins désaltérants. Depuis quelques années, ce sont des vins outsiders d’une Provence qui parvient à conserver une certaine rigueur, pour ne pas dire fraîcheur, dans la couleur issue en grande partie du cépage rolle.
Enfin, les rouges ont, quant à eux, formidablement évolués. Les rouges tanniques classiques très qualitatifs et de garde sont toujours présents, qui ont fait la renommée de la Provence. Ils ont désormais des petits frères, de nouveaux rouges à la couleur légère qui se dégustent pour leur structure gouleyante, un mot qui a disparu du vocabulaire de la dégustation mais qui pourrait bien réapparaître à la faveur de raisins vendangés en haute maturité.
A l'image des autres vignobles méridionaux, la Provence s’appuie sur une large palette de cépages : grenache, cinsault, carignan, mourvèdre, syrah, tibouren, cabernet-sauvignon... en rouge et rosé, ugni blanc, rolle, grenache blanc, clairette, marsanne, sémillon, bourboulenc... en blanc.
Huit AOC ou AOP découpent ce paysage provençal avec leurs spécificités propres : Côtes-de-Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence, Baux-de-Provence, Coteaux Varois en Provence, Bandol, Cassis, Palette et Bellet.

Mais que nous a réservé Jean-Loup ?

Le programme comprendra :
- deux blancs, situés aux extrêmes de la région, sur deux micro-appellations très qualitatives, surtout en blanc (Bellet et Palette),
- un rosé (difficile de faire l’impasse sur cette couleur, mais ce sera dans l’appellation prestigieuse Bandol, et non Côtes-de-Provence),
- cinq rouges où on naviguera entre les appellations Bandol, IGP Alpilles, Baux-de-Provence et même Vin de France !

Les flacons seront dégustés étiquette découverte.
Comme à l’accoutumé, préparation de la salle préparation préalable et vérification des bouteilles qui avaient été soigneusement pré-rafraichies : rondeur, acidité, toucher, longueur, … afin de détecter d’éventuels problèmes, on ‘’assemble’’ ensuite les trois bouteilles de chaque cuvée dans des carafes afin d’homogénéiser le contenu de ces flacons et permettre également leur oxygénation.

Jean-Loup, maître d’œuvre de cette dégustation assure les présentations et pilote allégrement l’animation.

Et, pour commencer et ne pas contrarier nos habitudes, partons à la découverte de la traditionnelle bouteille ‘’Mystère’’ ; celle-ci est en général en dehors du thème de la dégustation mais ici est-ce encore le cas ?
 
La robe de couleur saumon est assez translucide.
Le nez combine avec intensité des arômes primaires (fraise, groseille, touches d’agrumes et d’épices) avec des arômes finement tertiaires de sous-bois.
De corps moyen mais de belle tenue, la bouche reprend la même aromatique qu’au nez, rehaussée par une chouette acidité. La finale salivante et d’allonge satisfaisante est relancée par de fins amers.
Bien +(+) pour ce rosé qui appelle la table.
Commentaires Jean-Loup du 28.06.2024).

Quésaco ?
Mystérieux ce flacon ?
Silence de rigueur dans la salle. Là, on scrute intensément cette robe saumonée ; à côté on sniffe profondément à la recherche de senteurs déjà rencontrées et connues ; plus loin on glougloute a la recherche de saveurs reconnaissables.
Rien pour troubler ce calme sinon quelques annonces timides et peu assurées.
Diantre, ces senteurs de fraises et de groseille devraient tout de même bien nous conduire sur le cépage principal.
Enfin le mot magique ‘’gamay’’ fuse.
Ouf ! Nous y sommes.
En fait il s’agit en fait d’une production du :
 

 

1 - Domaine Terres de Roa – Saint-Pourçain

 


Historique :
Le nom de ce domaine porte en lui ses convictions et ses pratiques de viticulture biologique.
Le Domaine de TERRES de ROA a en effet toutes les raisons d’afficher sa position puisqu’il est le Domaine de l’Appellation AOC Saint-Pourçain pionnier en Agriculture Biologique certifié par Ecocert en 2009.
C’est donc dans le respect de l’environnement que Claudine, Luc Tisserand et l’une de leur fille, Loren gèrent désormais leur vignoble qui s’étend sur 11 hectares dont les parcelles sont réparties sur les communes de Monétay sur Allier et Bresnay. Le sol sableux de la première laisse s’exprimer d’avantage le fruit tandis que le sol granitique de la seconde permet à la minéralité du terroir de l’emporter.
Le vigneron a fait ici le choix de diversifier les cépages. Si Chardonnay, Gamay et Pinot Noir sont usuels dans cette région du Val de Loire, le Tressallier est une spécificité cultivée uniquement sous l’Appellation Saint-Pourçain.
Ce n’est que depuis 2010 que le Domaine de TERRES de ROA vinifie sur place sa production de cuvées en rouge, rosé et blanc. Cuvée Lunaire, Cuvée Solaire… Au domaine, le nom des vins rappelle eux aussi qu’ils sont réalisés dans le respect de l’environnement et des rythmes naturels.

Le domaine :
TERRES de ROA est un domaine de 11 hectares.
Le premier situé à Monétay sur Allier compte 9 hectares. Les parcelles reposent sur des sables bourbonnais anciens lit de la rivière Allier. Les vins s’expriment alors sur le fruit et la fraîcheur. Le deuxième est une parcelle de 2 hectares située à Bresnay qui repose sur un sol granitique donnant aux vins toute la puissance de ce terroir.
*Grâce à ces 2 terroirs, nous pouvons obtenir des expressions marquées selon les cuvées.

Les cépages 
Les cépages de nos vignes sont le Gamay et le Pinot pour les rouges et rosés, le Chardonnay et le Tressallier pour les blancs.
Le Tressallier est un cépage unique à l’Appellation St Pourçain, il fait la typicité de nos vins blancs. Un cépage ancien que les vignerons ont su préserver de l’oubli.

A la vigne :
Les sols des parcelles sont travaillés un rang sur deux en alternance d’une année sur l’autre.
Les rangs non travaillés sont enherbés naturellement. Entre les ceps, l’herbe indésirable est maitrisée par un outil mécanique. Les vignes ne reçoivent aucun traitement chimique de synthèse.
Le cuivre et le soufre en bouillie bordelaise sont utilisés et dosés de manière ciblée et responsable et de façon homéopathique. Des algues et des macérations de plantes complètent les interventions.

Elaboration :
Accompagnement des vignes et des vinifications par la pratique de la biodynamie afin de respecter d’avantage la biodiversité.
Les vinifications se font avec un minimum d’interventions selon les cuvées. Le taux ne dépasse pas 15mg/l de SO2 libre à la mise ou moins selon les années et les cuvées.
Les départs en fermentation se font grâce aux levures indigènes, sans ajouts de synthèse, de chimie ni d’OGM.
 

La Cuvé : Domaine Terres de Roa – Saint-Pourçain – à l’Orée du monde – 2019


Appellation :                   AOC Saint-Pourçain.
Cuvée :                             ‘’A L‘Orée du Monde’’.
Millésime :                      2019.
Cépages :                         100% Gamay.
Densité :                          3700 ceps/ha.
Age de la vigne :             45 ans.
Rendement :                   25 hl/ha.
Terroir :                           Sol granitique.
Mode cultural :               Biodynamie.
Vinification :                   Fermentations via levures indigènes.
(Prix actuel : 15,00 €).  

Après cette incursion auvergnate, attaquons notre périple provençal par une visite dans l’appellation la plus à l’est de la région, au :
 

 

2 – Clos Saint-Vincent – Bellet                                                                                               (RVF 2024)

 


Présentation :
Propriété depuis le printemps 1993 des familles Sicardi et Sergi, la propriété du Clos Saint Vincent, antique vignoble Français détient son AOC Bellet depuis 1941.
La relance de ce domaine par les nouveaux propriétaires à entrainer l’extension des vignes (aujourd’hui 10 hectares) et l’adaptation de la production en privilégiant la production de raisin de qualité, en cultivant les terrains de façons biologique et biodynamique.
Les vins du Clos St Vincent sont une particularité des vins du Midi de la France.
Outre son exposition il bénéficie de la double influence de la brise marine et du vent frais des Pré-Alpes du sud ainsi que de la spécificité du site (son terroir unique fait de silico-calcaire avec des galets roulés du pliocène et du poudingue) et de la particularité des cépages (comme le Rolle, le Braquet, la Folle Noire).
 

La Cuvée : Clos Saint-Vincent – Bellet – Le Clos Blanc – 2021


Appellation :                AOC Bellet.
Cuvée :                         ‘’Le Clos Blanc’’.
Millésime :                  2021.
Cépage :                          Rolle (100 %).
Sols :                            Galets mélangés à un sable très clair (poudingue).
Exposition parcellaire :   Sud sud-ouest.
Mode cultural :           Biologique et biodynamique.

Elaboration : :              La vendange est manuelle, les raisins sont ramassés à l’optimum de leurs maturités et sont soigneusement triés pour apporter le meilleur de la récolte.

Le vin blanc est élaboré par une macération pelliculaire puis pressage, débourbage à froid, la fermentation se fait en fût.

Bétonnage pendant 5-6 mois sur lie fine. Il finit son élevage en fût pendant 1 an, la mise en bouteille intervient après la fin de son élevage sans filtration.

Un dépôt noble et naturel peut apparaître.

Le Clos Blanc est produit entre 5000 et 6000 bouteilles suivant les années, 40 Magnums et 8 Jéroboams.


Sa dégustation, les commentaires :
(Prix d’achat : 40,00 €). 

‘’Très pâle, la robe propose une couleur paille clair.
Le nez bien expressif virevolte entre des fruits blancs, des agrumes, des notes florales et un trait anisé.
La bouche se révèle très harmonieuse par son aromatique engageante et affirmée, au boisé bien intégré, et affinée par une acidité mobilisatrice. Des accents salins viennent relever la finale de belle persistance.
Très Bien (+)’’
(Commentaires Jean-Loup du 28.06.2024).

 Pour ce second blanc rendons-nous au : 


  3 - Château Simone – Palette                                                                                       (** RVF 2024)

 


Niché dans un petit coin de paradis provençal, à quelques encablures d’Aix-en-Provence, le Château Simone rayonne depuis des siècles tout en haut de la hiérarchie des grands vins du Sud. Longtemps, ce splendide vignoble, niché dans un amphithéâtre naturel adossé au massif du Montaiguet, non loin de la célèbre montagne Sainte-Victoire, fut la propriété des moines des Grands Carmes d’Aix : au 16ème siècle, chaque jour, les moines quittaient leur monastère du Cours Mirabeau pour s’en aller travailler, à quelques kilomètres de là, leurs vignobles et leurs oliveraies. C’est à eux que l’on doit les superbes caves voûtées, creusées sous les fondations de ce qui allait devenir, au 19ème siècle, le Château Simone.
La famille Rougier, propriétaire des lieux depuis 1830, a intégralement recréé ce vignoble historique totalement détruit par le phylloxera, et redonné ses lettres de noblesse jusque sa reconnaissance en AOC Palette dès 1948, sous l’égide de Jean Rougier et de sa seconde épouse, Wilhelmine Müller, une riche héritière norvégienne qui a largement contribué à sauver la propriété de la ruine après la crise de 1929.
C’est aujourd’hui le petit-fils de Jean, Jean-François, qui perpétue avec talent, rigueur et une régularité métronomique, la réputation des vins du Château.

Si le domaine de 23 ha produit des Palettes dans les 3 couleurs, c’est bien sûr le Palette Blanc qui a fait la réputation exceptionnelle de Château Simone : on raconte que le Président Vincent Auriol en raffolait, tandis que Winston Churchill, un ami de la famille, n’hésitait pas à venir s’y ravitailler en personne !

Ici, toutes les conditions sont réunies pour produire un blanc frais, complexe et profond, capable d’un long et superbe vieillissement, tellement singulier par rapport à la plupart des blancs du Sud :
- Le micro-climat d’abord : comme en témoignent cèdres et pins noirs qui bordent le vignoble, celui-ci bénéficie d’une exposition au Nord qui le protège des trop fortes chaleurs et permet une maturation progressive du raisin.
- La présence de la rivière de l’Arc, vers laquelle le cirque plonge, contribue à maintenir cette nécessaire fraîcheur.
- La qualité des sols argilo-calcaires lacustres, peu profonds, recouverts de gros cailloux et graviers, convient à merveille aux cépages blancs cultivés ici, clairette en tête !

De cet eden viticole, les Rougier ont toujours su tirer le meilleur, limitant les rendements, n’utilisant que des composts organiques pour amender les sols, bannissant voici bien longtemps déjà les intrants de synthèse et n’hésitant pas à trier plusieurs fois la récolte pour ne garder que le raisin à parfaite maturité… Et surtout, en affirmant un style souvent imité, jamais égalé, associant avec une rare élégance fraîcheur et complexité, droiture et texture veloutée, grâce à des élevages très longs de près de deux ans, d’abord en petits foudres anciens puis en barriques.

D’une complexité indépassable, le Palette Blanc du Château Simone est incontestablement un très grand vin, une véritable institution vénérée par tout ce que la planète compte d'œnophiles exigeants.
 

La Cuvée : Château Simone – Palette – Blanc – 2015

Appellation :                   Palette.
Millésime :                      2015
Couleur :                          Blanc
Cépages :                         80% Clairette, 10% Grenache Blanc, 5% Bourboulenc, 3% Ugni Blanc, 2% Muscat Blanc.
Terroir :                            Coteaux pentus composés d'éboulis calcaires, exposition Nord.
Âge des vignes :              De 50 à 100 ans selon les parcelles.
Mode cultural :               Utilisation des produits phytosanitaires proscrite.
Vendanges :                    Effectuées exclusivement à la main, à pleine maturité, avec triage des raisins.
Vinification :                   Foulage léger. Egouttage et pressurage sur pressoirs hydrauliques verticaux. Débourbage léger.
Elevage :                          18 mois - dont 6 mois sur lies fines - en petits foudres de chêne puis 12 mois en barriques pour une mise en bouteille au mois de juillet.

                         
‘’La robe arbore une teinte vieil or mais pas très dense.
Le nez luxuriant, de grandes intensité et complexité, se compose d’herbes médicinales, de fruits jaunes, de cire, de miel, d’épices (curry), d’une touche de massepain… Follement excitant, on y décèle à chaque inspiration un nouvel arôme…La bouche est à l’avenant, dense et riche, dotée d’une matière au toucher suave et à l’aromatique baroque, recentrée par une superbe acidité. La très longue persistance est obtenue grâce à sa puissance et sa tension.
Excellent pour ce grand vin de gastronomie. ‘’
(Commentaires Jean-Loup du 28.065.2024).

 Pour envisager l’été avec sérénité, le rosé s’impose. Ce sera pour découvrir une réalisation du : 

 

4 - Domaine de La Bégude – Bandol                                                                                    (*RVF 2024)

 


Histoire - présentation :
Au pied de la Sainte Baume (1150 mètres d’altitude), dominant la baie de la Ciotat, entre la Pointe Grenier et le Bec de l’Aigle, le très vaste domaine forestier de la Bégude abrite un vignoble ancien et réputé, mais aussi le témoignage de l’histoire des hommes.
Situé sur l’aboutissement le plus élevé du chemin de Toulon à Marseille, les chais de vieillissement sont en fait l’ancienne chapelle mérovingienne du VIIème siècle de la seigneurie de Cosnil, village aujourd’hui disparu mais mentionné dès l'an 966 sur le cartulaire de Saint Victor.
Du vin, de l’huile d’olive produits au domaine dès 1543-1545 il n’est pas fait mention. Seul le témoignage, récemment mis à Jour, de cuves de vinification du XIVème nous inclinerai sans doute à penser que le vin y était déjà « bon », puisque les habitants qui le consommaient massacrèrent plus de Turcs qu’il n’était d’usage, au point d’en émouvoir la justice d’alors…il faut dire que le lieu était une destination très prisée pour les pèlerins pendant le moyen âge. On venait y vénérer des reliques de Saint Antoine de Padoue expédiées par le cardinal Guy de Monfort de Rome en remerciement des soins prodigués par les habitants de «Cosnil» et de Cuges, alors qu’il gisait malade au relais de la Bégude. Depuis et jusqu’au 18eme siècle, Notre Dame de la Miséricorde vit plus de pèlerins et d’amateurs de vin que de Turcs.
A la fin du 18eme siècle la famille BENET, propriétaire des chantiers navals de La CIOTAT, dispose de moyens financiers suffisant pour développer le vignoble, l’oliveraie et la cave de vinification. Au début du 2Oème siècle, le domaine est repris par la famille Racine qui maintient une très solide réputation au vin de La Bégude.
Cinquième famille de propriétaires depuis le Moyen-Âge, la Famille Roulleau fait l’acquisition du Domaine de La Bégude, en septembre 2022 et nomme Laurent Fortin en tant que Directeur Général.

De Margaux à Bandol, Laurent Fortin souhaite conserver le même esprit précurseur, qui ose s’affranchir des codes pour offrir sa propre vision du vin au cœur de ce vignoble d’exception.


Situées sur le point culminant de l’appellation Bandol, à 410 mètres d’altitude, plus de 300 hectares de terres dorment à l’ombre de la Sainte Baume, sur la bien nommée Cadière d’Azur, protégeant dans leurs remparts de garrigue, et de forêt, 30 hectares de vignes divisés en 55 parcelles. L’ensemble est un modèle incomparable de biodiversité dans lequel la faune et la flore cohabitent en toute quiétude, et où la vigne puise son équilibre. L’équipe du Domaine de La Bégude a la volonté d’accroitre le vignoble pour atteindre 50 hectares dans les prochaines années.


Le domaine abrite sur l’une de ses parcelles surplombant la mer, un conservatoire à la gloire du Mourvèdre : le plus grand réservoir au monde de ce cépage qui réunit plus de 150 variétés. Un véritable musée à ciel ouvert.


Dans une volonté de protéger cette nature sauvage, le Domaine de La Bégude a proscrit tout désherbants, pesticides et engrais chimiques depuis 1996. Implanté au cœur de 300 hectares de nature préservée, loin de toute pratique culturale non bio, la propriété bénéficie d’une chance inestimable.

De ce magnifique terroir entre la méditerranée et les roches bleutées de l’arrière-pays provençal, coulent des vins de garde, issus de l’agriculture biologique, hors mode et sans artifices.

Les cuvées, baignées de l’air marin et couronnées de l’appellation Bandol sont élevées dans l’ancienne chapelle de la Miséricorde de Conil du VIIème siècle, vestige de la présence de l’abbaye de Saint Victor sur le domaine.

 

La Cuvée : Domaine de La Bégude – Bandol rosé – 2021


Appellation :                     AOC Bandol.
Millésime :                       2021.
Assemblage :                   75 % Mourvèdre, 25 % Cinsault.
Sol :                                  Argilo-calcaire.
Culture :                          Certifiée BIO UE (+ équivalence NOP)..
Rendement :                   24 hl/ha.
Vendanges :                    Manuelles en petites cagettes.
Vinification :                  Double tri, éraflage total, foulage et pressurage lent des baies à basse pression, macération sur bourbes suivie de la fermentation alcoolique par les levures naturelles du raisin.
Élevage :                         Sur lies fines en cuves inox.
Garde :                           3 à 8 ans.
Degré d’alcool :             12,5%.

Sa dégustation, les commentaires :
(Prix d’achat : 21,00 €).
 
‘‘La robe saumon est assez soutenue.
D’une belle intensité, le nez est axé sur la rhubarbe, juste nuancée de petits fruits rouges comme la groseille et d’une touche d’agrumes.
La bouche déploie une matière joliment concentrée, au toucher dense et presque tannique, mais les amers l’emportent sur le fruité. La finale élancée est animée d’une vivacité appréciable.
Bien ++ / Très Bien.’’
(Commentaires Jean-Loup du 28.06.2024).

 Changeons de couleur et débutons la série par une visite au : 

 

5 - Domaine Hauvette – IGP Alpilles                                                                          (*** RVF 2024)

 


Présentation :
Situé à Saint Rémy de Provence, le domaine s'étend sur 15 hectares. Plantées sur différentes appellations de Provence, les vignes poussent sur un argilo-calcaire.
Fille de restaurateurs de Val D'Isère, Dominique Hauvette a acheté des vignes et s'est installée en 1988. Au cours de sa vie, elle a fait des rencontres qui ont été sources d'inspiration pour elle en tant que vigneronne : Eloi Dürrbach (Trévallon) et Laurent Vaillé (La Grange des Pères). Grâce à sa forte personnalité, elle a réussi à créer son propre style, et est devenue au fil des années un personnage incontournable du vignoble provençal.
Vigneronne à la fois discrète et charismatique, Dominique produit essentiellement des vins rouges (80% de sa production) complexes, droits et racés, dans un style très singulier.
Certaines cuvées sont vinifiées dans des amphores. Ce sont des œufs en ciment et sans ferraillage (zéro champ magnétique) où acidité et calcaire revendiquent leur neutralité ying et yang.
Une cave en pierres a également remplacé le chai initial, permettant ainsi la création de vins de garde.
Ses blancs constituent une toute petite production, et ils tiennent leur particularité par les cépages dont ils sont issus : roussanne, marsanne, clairette (habituellement en Provence les blancs sont plus souvent issus du cépage rolle / vermentino).
A l'aveugle, il est donc difficile de reconnaitre que les blancs du domaine Hauvette viennent de Provence (on les comparerait plutôt à de grands vins blancs de la vallée du Rhône).
Le domaine est certifié en agriculture biologique et pratique la culture biodynamique depuis 2003. C'est une vraie philosophie pour Dominique Hauvette, qui accorde un grand respect aux sols et à l'authenticité du terroir : petits rendements, travail dans les vignes et au chai le plus naturel possible (vinification sans soufre), très peu d'intervention. Cela permet aux vins de retranscrire au mieux l'identité du terroir.
Elue Vigneronne de l'année 2020 du très couru Grand Prix RVF, Dominique Hauvette élabore au domaine de grands vins rouges et blancs de Provence bio, en appellations Baux-de-Provence, et IGP Alpilles. Connue pour ses vins rouges notamment pour la grande cuvée Améthyste, la rareté et l'originalité de ses blancs en font des cuvées très recherchées.

Ses vins :
Roucas Baux de Provence rouge,
Cornaline Baux de Provence rouge,
Améthyste IGP Alpilles rouge,
Jaspe (roussanne) blanc,
Dolia IGP Alpilles blanc,
Petra Baux de Provence rosé.
 

La Cuvée : Domaine Hauvette – IGP Alpilles – Roucas – 2021


Appellation :                    IGP Alpilles.
Cuvée :                             ‘’Roucas’’.
Millésime :                      2021.
épages :                         30% Syrah, 30% Grenache, 20% Cabernet-Sauvignon, 20% Cinsault.
Terroirs :                          Argilo-calcaire des coteaux des baux de Provence.
Mode cultural :              Biodynamie.
Vendanges :                    Manuelles.
Viticulture :                     Biodynamie depuis 2003.
Vinification :                   Égrappage, infusion des baies puis fermentation aux levures naturelles
Elevage :                          Œufs en béton.

Sa dégustation, les commentaires :
(Prix d’achat : 26,70 €).
 
‘‘La robe relativement claire évoque celle d’un pinot noir d’entre deux âges. On me souffle que l’élevage en œuf en béton peut contribuer à la clarté de la robe, avec le millésime bien évidemment.
Le nez affirmé présente une aromatique de fruits des bois, avec de la framboise et de la mûre, mais aussi des notes sauvages de garrigue et de tabac.
La bouche gouleyante, sans charge tannique ni aspérités, bénéficie d’un fruité acidulé qui se prolonge dans la finale de belle longueur.
Très Bien »
(Commentaires Jean-Loup du 28.06.2024).

 Nous poursuivons cette série ‘’rouges’’ en rendant visite au : 

 

6 - Domaine Henri Milan – Vin de France                                                             (RVF 2024)

 


Présentation : 
Au cœur des Alpilles, niché dans un parc sauvage protégé, entre les Alpes et la mer, à Saint-Remy-de-Provence se trouve l’incontournable Domaine Milan. Une histoire de famille, car « la famille, c'est ce qu'il y a de plus important » répétait Robert Milan. Une histoire, qui perdure maintenant depuis 3 générations. Le Domaine Milan a été fondé en 1956 par Robert donc ; le père d’Henri Milan, qui a repris l’exploitation depuis 1986. Déjà à cette époque et seulement 2 ans après sa reprise du domaine ; Henri, aidé au domaine par sa femme Véronique, s’est lancé dans la conversion en agriculture biologique et biodynamique du vignoble de 16 hectares à la suite de sa rencontre marquante avec Claude Bourguignon (agrobiologiste bien connu du milieu du vin nature notamment). Pour Henri Milan, c’était une évidence, il fallait arrêter de vendre du raisin pour créer son propre vin, sans règles, sans dogmes, un vin libre tout simplement ... L’idée du vin naturel prend forme en 2000, avec sa première cuvée sans soufre ajouté. Puis, en 2014, la nouvelle génération arrive activement au domaine Milan, avec Théo aux manettes, son fils.
Le retour aux méthodes paysannes avec une approche biologique et naturelle (le domaine est certifié en bio depuis 2002) pour finir avec les produits chimiques au Domain Milan, laisse place à un travail qui respecte et enrichit la vie du sol recherchant de lui rendre son caractère originel. Mistral, la bête du verger, ou modèle photo à ses temps perdus, étalon à la crinières blanche et au poids plume de 915kg, aide activement au labour des vignes. Que de belles surprises chez Henri et Théo Milan …
Un autre bel exemple de l’identité du Domaine Milan est la parcelle « le Clos » dont les rangées ont été replantées en 2010 par Henri selon le ratio d’or ; un totem y est installé dans l’idée de capter et de centrer l’énergie. Les rangées de syrah, de grenache noir ainsi que les rosiers plantés tout au long des vignes s’épanouissent dans ce sol à la plus grande densité de calcaire de tout le vignoble.

Au domaine Milan, on sait travailler ses terroirs, s’inspirer du vivant et révolutionner son mode de culture. Proche de la méditerranée, le vignoble profite d’un microclimat privilégié durant tout l’année, grâce à sa proximité de la mer, mais aussi des Alpilles et à la prédominance du mistral.

Le domaine sur une surface plantée de 30 ha ((Rouge : 20 ha, Blanc : 10 ha) bénéficie également d’une situation géologique très variée ; répartie en différents terroirs de marnes, riches en argile grise et bleue et aussi en calcaire.

Côté vin c’est plutôt simple ! Au Domaine Milan on récolte à la main les raisins qui se transformeront en délicieux jus d’une rare élégance ; ils sont traités avec douceur et respect de la cueillette à la fermentation. Aucun intrant, pas de soufre ajouté, pas de collage, ni de filtration, les vins se veulent naturels.

Les cépages :
Rouges : Carignan (10%), Grenache noir (25%), Pinot noir (5%), Alicante (5%), Merlot (5%), Mourvèdre (10%), Niellucciu (5%), Syrah (20%).
Blancs : Grenache blanc (25%), Rolle (17%), Grenache gris (3%), Chardonnay (21%), Chenin (3%), Macabeu (3%), Muscat à petits grains blancs (8%), Roussanne (17%), Savagnin (3%).

La vinification :
Vinification des vins rouge sans souffre ajouté depuis le millésime 2000 et création d'une cuvée sans souffre ajouté depuis 2007 Vinification des blanc sans souffre ajouté depuis 2003 et création d'une cuvée sans souffre ajouté depuis 2009pressoir pneumatique cuvier béton et barriques pour l'élevage des blanc (12 mois) et rouge (12 a 24 mois) barriques ancienne 90 % La sensibilité autant que les goûts du vigneron ont permis au domaine de créer des vins originaux et complexes où l'harmonie des cépages assemblés par terroir donne une finesse et un "grain" que l'on ne retrouve qu'en Bourgogne.
Enfin les vins sont traités avec la plus extrême délicatesse afin de pouvoir donner une sensation de plénitude lors de leur dégustation. Jamais de filtration, un transport par une pompe à galets asymétriques, une mise en bouteille par siphon.
 

La Cuvée : Domaine Henri Milan – Vin de France – Clos Milan – 2020


Appellation :                   Vin de France.
Cuvée :                             ‘’Clos Milan’’
Millésime :                      2020.
Terroir :                            Graves mélangées à du sable marin du quaternaire.
Cépages :                         80 % de Grenache noir et 20 % de Syrah.
Moy. d’âge de la vigne : 14 ans.
Vendanges :                    Manuelles avec tri à la vigne.
Vinification :                   Assemblage par terroir, directement en cuve béton. Macérations après fermentation de 3 semaines. Sans soufre ajouté.
Elevage :                          En barriques (12 mois) sur lies fines, pas de sulfitage, ni filtration, ni collage pour garder toute la matière. Mis en bouteille par gravité.

(Prix d’achat : 32,30 €).

‘’La robe assez sombre et ourlée de reflets violets est bien trouble.
Très intense, le nez exhale une aromatique enchanteresse, où la fraise écrasée domine, teintée d’une touche d’orange, l’ensemble pouvant évoquer l’univers d’Emmanuel Reynaud.
Avec la bouche on passe hélas de l’autre côté du miroir. Une piqûre acétique la dénature complètement (un comble pour un vin nature !) et la rend imbuvable. A l’ouverture des trois bouteilles nous avions eu le même contraste entre le nez à la bouche, contraste d’ailleurs étonnant, et avions donc décidé de les carafer (pendant environ deux heures), mais cela n’a pas amélioré le vin, voire a même accentué le défaut.
ED, ce qui est dommage car le nez était plus que prometteur.

Les trois bouteilles se présentaient de la même façon mais deux autres, bues environ un mois avant par deux dégustateurs de LPV78 et issues de deux approvisionnements différents, s’étaient révélées encore différentes. Le premier dégustateur avait également noté une très belle aromatique fruitée, mais un assez fort niveau d’acidité et une matière brute, avec de la mâche. L’autre y avait trouvé une quantité de gaz jamais égalée…’’
 (Commentaires Jean-Loup du 28.06.2024). 

 Arrêtons-nous maintenant sur l’icône de l’appellation Bandol au : 

 

7 - Domaine Tempier – Bandol                                                                                     (*** RVF 2024)

 


Présentation : 
Ce sublime et cultisme Domaine Tempier a vu le jour en 1834. Il se distingua dès la fin du 19ème siècle par la grâce de Léonie Tempier qui dirigea d’une main de fer le domaine, symbolisant déjà l’excellence des vins de la région.C’est à partir de 1940 que le Domaine Tempier rédigea les plus belles lettres de son histoire, lorsque Lucien Peyraud épousa Lucie Tempier. Ce vigneron, débutant mais très inspiré, va, par le biais d’un engagement associatif acharné, porter au pinacle des grands vins le domaine, entrainant avec lui l’ensemble de la production bandolaise et provençale. Il est l’un des deux vignobles à l’origine de la création de l’Appellation Bandol en 1941.
Admiré, mais aussi décrié comme tout bon leader, Lucien Peyraud, à la tête de terroirs d’exception, fut le premier à manifester un intérêt certain pour ce que l’on nommera plus tard la sélection parcellaire. Charmé par l’identité et la qualité manifeste de certains lieux-dits, il prit la décision d’isoler « La Tourtine »  et « La Migoua », puis plus tard « Cabassaou », pour en extraire leur essence méditerranéenne, au travers d’un mourvèdre dominateur et magistral, cépage souverain en ces terres bandolaises.

Le Mourvèdre, qui avait disparu après le phylloxéra, fût planté par Lucien Peyraud dès ses débuts. Il trouva un terroir et un ensoleillement plus qu’adapté pour le développement des plus beaux raisins de Provence. Dès lors ce fut le cépage identitaire du Domaine Tempier, puis de toute l’appellation Bandol.

Aujourd’hui ce sont 38 hectares, morcelés en une mosaïque de terroirs sur un sol composé de cailloutis calcaires et de terres argilo-sablonneuses, sur des terrasses centenaires.
Les vignes y sont perdues entre méditerranée et montagnes, bercées par le chant des cigales et nichées au milieu d’une garigue aux senteurs inoubliables.

Les cépages :
Rouges : Syrah (1%), Carignan (3%), Mourvèdre (74%), Grenache noir (13%), Cinsault (9%).
Blancs : Bourboulenc (5%), Ugni blanc (trebbiano) (25%), Rolle (3%), Marsanne (3%), Clairette (64%).

Elaboration :
Les rouges sont élevés 18 mois en foudres de 50 hectolitres partagé entre un tiers de chêne français, un tiers de chêne italien et le dernier, en chêne Autrichien. Cet assemblage de différents bois procure une harmonie et un équilibre incroyable, chaque bois y à son rôle. L’italien développe une entrée en bouche sensuelle, l’autrichien un final tout en fraicheur et le français dessine la colonne vertébrale du vin. Ce dernier apporte également une trame tannique puissante, gage d’une bonne aptitude au vieillissement.
Une production confidentielle de blanc et de rosé vient compléter la gamme avec élégance, fraicheur et densité.
 

La Cuvée : Domaine Tempier – Bandol rouge – Lulu et Lucien – 2020


Appellation :                   AOC Bandol.
Cuvée :                             ‘’Lulu et Lucien’’. (S’agit de la cuvée ‘’Domaine’’).
Millésime :                       2020.
Couleur :                          Rouge.
Mode cultural :              Biodynamie.
Cépage(s):                       Mourvèdre (70 à 75%), Grenache (14 à 16%), Cinsault (8 à 9%), Carignan (2 à 3%), Syrah 1%.
Terroir :                            Sol argilo-calcaire au lieu-dit du « Petit Moulin de la Cadière » ou la vigne s'épanouit sur des sols de calcaires à rudistes, dévoilant dans les vins puissance et structure ainsi que des parcelles au sols d’argiles lourdes ou encore limono-sableux apportant une grande finesse dans les vins.
Âge des vignes :             Quarantenaires.
Vendanges :                    Manuelles.
Vinification :                   Raisins triés à la parcelle et à la cave ; égrappés, foulés et mis en cave pour une durée de 3 à 4 semaines de fermentation grâce aux levures indigènes à température régulée en cuves inox ou béton.
Elevage :                          18 à 20 mois en foudres de chêne.

(Prix d’achat : 41,00 €)..
 
‘’La robe est sombre sans plus, mais bien jeune.
Très expressif et séducteur, le nez propose un ensemble déjà épanoui et fondu entre fruits noirs, épices, chocolat et cuir.
La bouche apparaît un peu plus austère en aromatique, mais sa structure est sans faille, se basant sur une charpente solide, une puissance contenue, des tanins gras, une belle acidité et une bonne persistance.
Très Bien + pour ce vin en devenir, bien sûr, mais déjà accessible, surtout à table.’’
(Commentaires Jean-Loup  du 28.06.2024).

Pour découvrir l’une de ses réalisations ‘’rouges’’ retournons au :

 

8 - Domaine de La Bégude – Bandol       (*RVF 2024)

 

 Historique – présentation : 

👉 Voir vin N° 4. 

La Cuvée : Domaine de La Bégude – Bandol rouge – 2020


Appellation :                   AOP Bandol.
Cépages :                         Mourvèdre 90%, Grenache 10%.
Culture :                           Certifiée BIO UE (+ équivalence NOP).
Sols :                                 Calcaire à rudistes sur marnes bleues.
Vendange :                      Manuelle en petites cagettes.
Vinification :                   Double tri, éraflage total, macération longue avec pigeages manuels et assistés dans le plus grand respect de la matière. Fermentation alcoolique par les levures naturelles du raisin.
Élevage :                          18 mois en foudre de chêne français.
Alcool. /vol:                    13,5%.

Sa dégustation, les commentaires :
(Prix d’achat : 28,50 €).
 
‘’La robe sombre montre des reflets très violacés sur la frange.
Le nez développe avec générosité des senteurs de fruits très mûrs et de la réglisse, ainsi qu’une touche florale apportant légèreté et complexité.
La bouche équilibrée brille par son élégance et son beau fruité. Une grande vivacité l’emporte loin vers une finale très persistante, effilée et plutôt raffinée.
Très Bien +(+)’’
(Commentaires Jean-Loup  du 28.06.2024).

 Terminons ce délectable périple par une proposition ‘’rouge’’ du : 

 

9 - Domaine Hauvette – Les Baux de Provence                                                    (*** RVF 2024)

 


Présentation :.

👉 se reporter au vin N°5. 

La Cuvée : Domaine Hauvette – Les Baux de Provence – Cornaline – 2017


Appellation :                   AOC Baux de Provence.
Cuvée :                             ‘’Cornaline’’
Millésime :                      2017
Mode cultural :              Biodynamie.
Cépage(s) :                      40% Grenache, 40% Syrah, 20% Cabernet Sauvignon.
Terroir :                            Sols argilo-calcaires avec de la Cornaline, variété de quartz, présente en petite quantité.
Age des vignes :              + 50 ans.
Vinification :                   Égrappage, infusion des baies puis fermentation aux levures naturelles.
Elevage :                          Très long (quatre ans ?) en œuf en béton.  Aucun ajout de soufre.

Sa dégustation, les commentaires :
(Prix d’achat : 45,00 €).
 
‘’La robe sombre marque un début d’évolution par ses reflets modérément tuilés et une absence de filtrage par sa légère turbidité.
D’une belle intensité, le nez s’illustre par sa classe et sa complexité. Les fruits noirs s’allient aux arômes balsamiques, et se complètent de gracieuses notes florales et épicées.
La bouche réussit l’exploit de paraître tour à tour racée et avenante, avec une aromatique aboutie et patinée, et une grande fraîcheur. Le profil est droit et long, mais avec un toucher soyeux, jusqu’à une finale persistante de grande noblesse.
Très Bien ++ pour ce vin où tout est harmonie, au tout début de son apogée. Le bouchon Diam 30 montre d’ailleurs bien les espoirs portés en lui par sa génitrice.’’

Il était intéressant d’avoir deux vins rouges sans soufre ajouté dans la même dégustation, l’un restant du bon côté de la crête, l’autre pas.
(Commentaires Jean-Loup du 28.06.2024).

 Curieuses, curieux, vous voulez en savoir plus sur les domaines et éventuellement si vous voulez les contacter ?

Voici leurs références :


1 - Domaine TERRES de ROA            
Earl CL Tisserand       
7 route du Bourbonnais 
03500 Monétay-sur-Allier   
Tel : 04 70 42 09 43 - 06 18 40 27 27 - 06 29 52 77 97

2 – Clos Saint-Vincent
16 Chemin de Crémat
 06200 Nic
Tel : 04 92 15 12 69
Mail: contact@clos-st-vincent.f
Web : www.clos-st-vincent.fr

3 –Château Simon
Chemin de la Simone
13590 Meyreuil
 Tél : 04.42.66.92.58
Web : www.chateau-simone.fr

4 et 8 – Domaine de la Bégude
Route des Garrigues
RD 2
83330 Le Camp du Castellet
Tel : 04 42 08 92 34
Mail :contact@domainedelabegude.fr
Web : www.omainedelabegude.fr

5 et 9 – Domaine Hauvette
Quartier Haute Galine
2946, voie Aurélia,
13210 Saint-Rémy de Provence
Tél : 04 90 92 03 90
Fax : 04 90 92 08 91

6 – Domaine Henri Milan
941, Voie Aurélia
13210 Saint-Rémy-de-Provence
Tel : 04 90 92 12 52
Web : www.domaine-milan.com

7 – Domaine Tempier
1082, chemin des Fanges
83330 Le Plan du Castellet
Tél : 04 94 98 70 21
Mail : contact@domainetempier.com
Web : www.domainetempier.com

 

👍👍Merci Jean-Loup pour l’organisation et l‘animation de cette éclectique dégustation qui a su enthousiasmer l’ensemble des participants avec ce panel de belles quilles provençales ainsi que pour les pertinents commentaires sans lesquels ce document n’aurait pas pu être rédigé.
Autre satisfaction, l’affluence qui n’a pas été altérée par la simultanéité d’un match de notre équipe nationale de foot, signe de tout l’intérêt que sait proposer nos dégustations
En conclusion : de belles découvertes (un coup de cœur pour ma part : Cornaline💓) pour une bien belle continuation de nos dégustations 2024.
Bonne lecture et, n'hésitez-pas à apporter vos commentaires. 

Claude F. le 8.07.2024