lundi 6 juin 2022

Dégustation Chavignol du 16.05.2022 - ''Les Monts-Damnés''

 


Ouffff !!! Enfin nous venons de passer la ligne d’arrivée à Chavignol.

Après avoir surmonté de nombreux aléas liés à la crise sanitaire (merci sieur Covid) nous incitant à annuler et reporter cette destination, nous pouvons nous installer sur la scène de ce charmant village vigneron lové dans un amphithéâtre taillé dans un terroir de « terres blanches » : marnes kimméridgiennes identiques à celles rencontrées dans le vignoble de Chablis. Chacun de ses gradins personnalisés ne manque pas d’interpeller chaque dégustateur, du novice à l’expérimenté, allant principalement des ‘’Monts Damnés’’, des ‘’Culs de Beaujeu’’, des ‘’Cheneaux’’, des ‘’Luneaux’’, de ‘’La Côte d’Amilly’’ et quelques autres dénominations plus confidentielles.

A ce sujet, poussez votre curiosité dans ce même blog pour en savoir plus sur les vins de Chavignol et en particulier sur les Monts Damnés (le thème de notre dégustation) en allant consulter leur présentation sur notre  blog.

Sans nul doute, le sujet que nous vous proposions n’a pas manqué de susciter votre curiosité, à en juger avec la rapidité des inscriptions qu’il a d’ailleurs fallu tempérer et, finalement seuls 45 heureux participants, dont 8 nouveaux adhérents (bienvenue à eux), se sont retrouvés dans notre salle habituelle préalablement préparée avec soin et proposant pour chacun un crottin de Chavignol en accompagnement des futurs crus proposés à la dégustation (Merci Jean-Michel). 

Avant tout autre commentaire de teneur œnologique, je tiens à saluer l’audience suscitée par cette dégustation et je me dois de vous en remercier et, naturellement, vous demande de poursuivre dans cette direction, à charge pour nous, organisateurs, d’assurer que la teneur de ces réunions réponde à chaque fois à vos attentes.

Nous allons parcourir ce cru en long (comprendre mini-verticale de trois millésimes, mais pas n’importe lesquels : 2014, 2015 et 2016) et en large (comprendre mini-horizontale avec trois domaines mais pas n’importe lesquels : Gérard Boulay, François Cotat et Matthieu Delaporte).

S’agissant de vins très jeunes pour ce cru et ces vignerons, les bouteilles avaient toutes été ouvertes de longues heures à l’avance et carafées entre deux et trois heures, avant remise en bouteille. Il faut aussi souligner que pour 45 dégustateurs il nous fallait trois bouteilles de chaque vin. Pour être sûr de ne pas avoir de différences de bouteilles, chacune avait été vérifiée avant mélange des trois. Une sur 27 était bouchonnée et cela a été la course pour trouver dans la journée une remplaçante (opération diantrement compliquée et : merci Pascal !). 

Les vins ont été servis dans l’ordre des millésimes allant du plus frais au plus chaleureux, donc 2014, 2016 et 2015 et, pour chaque millésime, l’ordre avait été tiré au sort préalablement et naturellement tout a été servi en semi-aveugle (la cuvée et le millésime étant connus, l’identité des vignerons, quant à elle, étant révélée au terme de la dégustation de chacun des millésimes. 

Contrairement à nos habitudes qui vous demandent de mettre en éveil vos éléments sensoriels, tant visuels, qu’olfactifs et gustatifs, ainsi que de sortir de leur léthargie vos neurones pour partir à la découverte d’un vin ‘’Mystère’’, nous entamerons directement notre dégustation par l’analyse du premier cru du millésime 2014. 

 

Millésime 2014

 

 

 

Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022

La robe se situe entre paille et or.
Peu ouvert mais agréable, le nez propose une aromatique évoquant le chenin avec ses arômes de fruits blancs, de craie et de tilleul.
L’attaque se montre ronde et pleine, puis le vin prend un élan dynamique. La bouche est peu aromatique, sauf dans la longue finale qui fait ressortir des agrumes qui s’appuient sur un support fruité plus prégnant, tout en étant empreinte d’une salinité qui rappelle le grand terroir.
Très Bien + … seulement, mais on en reparlera dans dix ans …

Robe doré clair, peu intense, reflets gris/verts.
Nez « contenu » sur des arômes de citron vert, un peu de fumé et une note crayeuse.
Bouche riche, pointe d’alcool, vin assez linéaire, pointe végétale, acidité présente…Ça ne rigole pas !
En l’état, je n’apprécie guère. Peu expressif, assez linéaire, très tendu.
Clairement à attendre, parce qu’il y a du fond… beaucoup de fond.

Le vigneron :  François Cotat – Sancerre – Les Monts Damnés – 2014
 

Vin N°2

 
Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022
La robe présente un or clair brillant, aux reflets verts. Je note rétrospectivement que la robe des Delaporte était systématiquement plus soutenue que celle des deux autres vignerons.
Le nez bien intense développe un cocktail de fruits blancs et jaunes qui tirent sur l’exotique, complétée d’une touche rafraîchissante citronnée voire mentholée.
Après une attaque et habillée d’un léger gras, la bouche est marquée en deuxième partie par une acidité tranchante mais pas mordante. La matière mûre, mobilisée par un relief caillouteux, annonce une grande finale savoureuse qui laisse une empreinte à la fois séveuse et salivante.
Très Bien ++ / Excellent et encore un bel avenir devant lui.

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe dorée plus intense que le précédent.
*Nez marqué par le sauvignon, citron jaune, pointe de fruits exotique.
Belle attaque riche, saline, équilibrée, me semble prêt.
Un vin très agréable mais assez linéaire.

Le vigneron : Matthieu Delaporte – Sancerre – Monts Damnés – 2014
 

Vin N°3

 
Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022
La robe est intermédiaire entre paille et or.
Intense, le nez pétri de classe exhale une aromatique de fruits blancs et d’agrumes, mais a aussi de forts accents chablisiens, avec de la pierre et de la coquille d’huitre.
La bouche étonne par sa densité, avec même de la mâche, tout en étant pourvue d’une magnifique tension et d’une matière irréprochable. La finale se révèle effilée et toute en raffinement. C’est très beau et même si en relisant mes notes on pourrait avoir l’impression de deux phases distinctes comme pour les deux premiers vins, la différence se fait plus dans la continuité, entre le corps de bouche et la finale plus qu’entre l’attaque et le milieu de bouche, ce qui me fait dire que ce vin est encore plus fondu et équilibré.
Excellent … déjà mais pourrait encore aller plus haut dans cinq à dix ans

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe doré clair, peu intense, reflets gris/verts.*
Nez fumé, notes de foin, de pétrole, agrume, citron. Magnifique !
Bouche ample, tendu, salivante. Bâti sur la tension et la minéralité.
Ca tombe un peu court, mais c’est vraiment très bon.
A boire et à attendre.

Le vigneron : Gérard Boulay – Sancerre – Monts Damnés – 2014
 

La grande majorité a préféré le Delaporte, nettement devant le Boulay, le Cotat n’emportant aucun suffrage. ‘’Celui-ci a-t-il été desservi en étant le premier vin de la soirée ? Peut-être, mais il était incontestablement inférieur car les vins de François Cotat ont le plus souvent besoin de plus de temps que les autres pour s’exprimer pleinement’’. (Cf : Jean-Loup).

Une approche de de cru dans ce millésime qui s’est révélée assez controversée. Il est vrai que la typicité relativement fraîche de ce millésime 2014 (après un débourrement précoce dû à un printemps doux, l'été a été frais et humide auquel a succédé un formidable été indien a réuni dans l’ensemble de la région les conditions d’une maturation lente et parfaite) ne présageait pas totalement d’une présence chaleureuse et capiteuse en bouche ; et pourtant deux vignerons, Boulay et Delaporte, ont tirés leur épingle du jeu lors de cette dégustation de ce cru après huit années de sommeil en cave si l’on en juge les appréciations générales ; leurs Mont-Damnés se sont révélés consensuels, très représentatifs de ce magnifique terroir, chacun d’ailleurs dans un registre très personnel.

En revanche la prise en bouche du cru élaboré par François Cotat ne pouvait que nous laissé dubitatif, semblant que pour ce dernier, ce long sommeil de huit années n’était pas terminé, telle une belle endormie lovée dans sa couette qui daignait seulement lever les sourcils en signifiant qu’il n’était pas encore le moment de venir interrompre cette profonde somnolence. Assez déconcertant pour tout dégustateur non averti quand on ne connait pas la genèse du vin et qui l’entraîne illico dans les profondeurs de tout classement.

Mais à l’annonce de l’identité de son géniteur, les modalités des jugements changent presque instantanément quand on connait et que l’on se réfère à la qualité très recherchée de sa production, à savoir : devoir patienter un minimum d’une dizaine d’années avant de se décider à casser la cire des flacons et de retrouver la totale complexité de cette production et cela sur l’ensemble de ses trois magnifiques terroirs de Chavignol. Les deux commentaires précédents nous incitent à aller dans ce sens et si par bonheur notre cave recèle encore ce millésime, oublions-le totalement quelques années pour le sortir, déceler sa complexité et, bien sûr, le partager avec ses amis œnophiles.

 

Millésime 2016

 

 

Vin N° 1


La robe paille présente quelques reflets verts.
Le nez intense est axé sur la floralité, avec également des fruits blancs et des touches complexifiantes exotique et crayeuse.
La bouche ample est bâtie sur une matière bien mûre et riche, très avenante. Elle est soutenue par une belle vivacité qui va crescendo pour porter le vin très loin, bien aidée par l’impact de la matière qui accentue cet effet sur l’allonge. La finale reste fruitée et se teinte d’une fine amertume de type amande amère du plus bel effet.
Très Bien ++ / Excellent

Cette fois-ci le vin peut indéniablement commencer à se boire, mais attendre cinq à dix ans de plus est préférable pour aller chercher plus de complexité.

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe doré clair, reflets gris/verts.
Nez assez fermé, sur l’agrume, le citron et quelques notes pétrolées.
Bouche très riche, présence d’alcool notable, notes herbacées, finale sur l’amande.
C’est tendu, riche, manque encore de complexité.
A attendre (bien que plus abordable que le 2014).

Le vigneron : François Cotat – Sancerre – Les Monts Damnés – 2016
 

Vin N°2

 
Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022
La robe hésite entre paille et or mais penche plutôt vers la paille.
D’une bonne intensité, le nez est marqué par la minéralité, une minéralité pierreuse, de caillou mouillé, avec beaucoup de fraîcheur apportée par un trait de vert et des agrumes.
La bouche se situe dans la continuité, en termes d’aromatique et de profil : droite et longiligne et pourtant donnant une impression de concentration voire de volume (???). La minéralité est accentuée par quelques notes finement pétrolées et la grande persistance de la finale est toute en salivation, avec un retour salin en majesté.
Excellent lorsque l’on apprécie, comme moi, ce style à la fois austère et classieux.

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe dorée, intensité moyenne
Nez sur le citron jaune, le foin, l’aubépine. Très beau !
Belle attaque, grasse pointe lactée, pêche blanche, joli développement en bouche.
C’est harmonieux, équilibre entre richesse et tension.
Bonne longueur.
Très, très bon.       

Le vigneron : Gérard Boulay – Sancerre – Monts Damnés – 2016
 

Vin N°3

 
Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022
La robe est parée d’un or clair.
Très intense et déjà épanoui, le nez propose une palette aromatique large qui explore essentiellement la gamme fruitée : un cortège de fruits blancs, jaunes et exotiques, mais pas d’agrumes, juste ponctué par une pincée de silex et une autre de menthe qui permet d’affiner l’ensemble.
La bouche fait preuve d’une belle dualité richesse – acidité, la première qualité se retrouvant surtout dans l’attaque assez grasse et la deuxième plutôt dans la finale de haut niveau, à la fois goûteuse et salivante, d’une allonge remarquable.
Très Bien ++ / Excellent et peut également être gardé quelques années sans risque.

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe dorée, intensité moyenne.
Nez sur la pomme verte, granny, florale (acacia), on se regarde avec mon voisin et on en conclut la même chose : tiens, du chenin !
Bouche élégante, jolie matière, joli jus, sur les agrumes, finale légèrement pâtissière.
Je ne vois ce que la garde pourrait lui apporter.
Très bon maintenant.

Le vigneron : Matthieu Delaporte – Sancerre – Les Monts Damnés – 2016
 

Dans le petit jeu des vins préférés c’est le Boulay qui l’a emporté largement devant le Delaporte, lui-même devançant également nettement le Cotat, celui-ci obtenant cette fois-ci des suffrages.

Cette année-là, la vallée de la Loire a connu une année très difficile. Essentiellement à cause de deux grosses gelées fin avril qui ont détruit une bonne partie des futures récoltes, notamment à Montlouis, à Chinon, à Bourgueil, mais aussi dans les appellations voisines de Sancerre, ce dernier étant presque miraculeusement épargné. À côté de cela, les conditions similaires à de nombreux vignobles français, printemps frais et humide propice au mildiou, été un peu trop sec, font figure de point de détail... Et comme un peu partout, un joli mois de septembre bien ensoleillé avec des nuits fraîches favorisant la maturité des baies a fait mieux que sauver la récolte qu'avaient bien voulu laisser les aléas climatiques de l'année. Sancerre, peu touché par le gel, a produit de très jolis vins, au fruité intense et frais et avec beaucoup d’énergie.

Ces caractéristiques nous les retrouvons dans les réalisations de nos trois vignerons avec dans l’immédiateté de la dégustation des appréciations et résultats dissemblables ; à savoir un vin rassemblant toutes les qualités pour une appréciation immédiate : Boulay ; Delaporte se plaçant sur la même trame mais laissant augurer un léger potentiel de garde, tandis que Cotat fidèle à ses réalisations nous propose un vin pouvant déjà être gouté (ce sont les termes du vigneron) mais il est hautement souhaitable de se munir de patience avant de pouvoir apprécier l’intégralité de son immanquable complexité. 

 

Millésime 2015

 

 

Vin N° 1

 
Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022
La robe est teintée d’un or clair.
Le nez démonstratif et séducteur se livre sans retenue. Ses arômes de fruits blancs très mûrs, de miel, de fleurs lourdes sont presque entêtants.
La bouche confirme : opulente, dense et sphérique, elle est heureusement façonnée par une acidité qui la tient sur ses rails, celle-ci devenant même nerveuse et énergique dans la finale de grande longueur.
Très Bien ++ pour ce vin un peu « too much » pour moi, ce qui m’empêche de le noter plus haut alors que c’est vraiment très bon, mais un pdf n’aimerait pas.

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe dorée, assez intense.
Nez sur le citron, note de chlorophylle, de fleurs blanches, pierre chaude. Très beau.
Belle attaque sur le citron, la groseille. C’est riche mais pas chaud.
Vu le nez, je m’attendais un peu plus de complexité.
Bel équilibre, beau vin.

Le vigneron : Matthieu Delaporte – Sancerre – Les Monts Damnés – 2015


 

Vin N°2

 
Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022
La robe oscille entre paille et or.
Très expressif et harmonieux, le nez mêle fruits blancs et agrumes (pamplemousse et kumquat), une note pierreuse et une autre miellée : on ne peut qu’être séduit !
La bouche est large, parée d’une belle aromatique en rétro-olfaction moins extravertie qu’au nez et surtout que celle du Delaporte. Une belle tension l’équilibre remarquablement malgré la chaleur du millésime. Cette tension confine presque à la minéralité, sauf dans la longue finale où le fruité reprend vie.
Très bien ++ / Excellent, à boire dès à présent et pour quelques années, mais ira sans doute moins loin que les millésimes qui l’encadrent.

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe doré pâle, reflets verts, intensité moyenne.
Nez superbe sur le citron, le fenouil, le foin, le yuzu, pointe de pétrole. La classe, j’adore.
Attaque sur la tension, l’écorce d’agrume, finale longue et tapissante.
C’est puissant, tendu et sapide.
Excellent

Le vigneron : Gérard Boulay – Sancerre – Monts Damnés – 2015

 

Vin N°3

 
Commentaires de Jean-Loup du 25.05.2022
La robe se situe entre paille et or.
Le nez bien intense donne une impression de richesse, presque trop : des fruits très mûrs, exotiques (banane, ananas) et même des surprenantes notes de caramel…
La bouche est à l’avenant, opulente, avec une sensation de sucres résiduels. Elle se montre aguicheuse et peut être appréciée si on aime ce caractère démonstratif, mais l’acidité est quand même en-dessous du niveau requis pour un bon équilibre. La finale plutôt longue est sur le caramel et le carambar.
Très Bien, si on n’est pas un pdf, et beaucoup plus si on recherche ce style exubérant voire décadent.

Commentaires de Pascal du 30.05.2022
Robe dorée, peu intense.
Nez sur le citron, pointe de fruits exotiques, amande et caramel !
Attaque puissante, toujours sur des notes de caramel, finale brouillonne.
Pas en place. A attendre.

Le vigneron : François Cotat – Sancerre – Les Monts Damnés – 2015
 

Remarques d’ensemble sur ce millésime 2015 :

Comme pour les 2016, Boulay a recueilli les suffrages de nombreux dégustateurs devançant Delaporte et Cotat.

Apparemment, en Val de Loire, on a flirté en 2015 avec le millésime exceptionnel. L’année ayant été idéale, avec une chaleur un peu moins excessive qu'ailleurs grâce à des nuits suffisamment fraîches. Malheureusement des pluies un peu marquées en septembre sont venues ternir cette quasi-perfection, surtout pour les rouges que certains domaines ont récoltés dans la précipitation par peur de pluies encore plus importantes. La majorité des rouges, chez les meilleurs vignerons, s'annonçait donc d'un très bon niveau, supérieur à 2011, 2012 et 2013.

Les blancs sont mieux passés entre les gouttes avec des muscadets très jolis, des vins de Montlouis et de Vouvray riches et denses mais sans lourdeur et gardant cette légendaire fraîcheur ligérienne. La grande réussite de l'année concerne bien es moelleux et liquoreux qui ont bénéficié d'un très beau botrytis. Il est probable que l'on atteigne un millésime du niveau des plus grands. En Sancerrois, Les vins blancs se présentent élégants et généreux. Ils dévoilent des arômes complexes de fruits blancs. Les bouches sont denses, chaleureuses et parfaitement équilibrées par une sensation acide rafraîchissante.

Dans ce millésime, nos trois vignerons nous proposent là encore des réalisations dissemblables :
- Boulay reste sur la même qualitative trame dégustative et sensorielle que ses vins précédemment proposés dans les millésimes précédents ; à la limite même, l’identité du vigneron est apparue évidente pour beaucoup à prise en bouche du cru (étonnant lors d’une dégustation à l’aveugle),
- Delaporte également nous propose une savoureuse réalisation tout aussi conforme aux prestations précédemment dégustées, avec une prédominance d’un vin au fait de sa buvabilité, caractérisé par une relative opulence bien soutenue avec bonheur par sa trame acide.
-  Cotat, là encore se démarque, et comme pour le millésime précédent entraine des commentaires controversés : ‘’Très bien’’ pour l’un, ‘’Pas en place ‘’ pour l’autre, et ce ne sont que 2 commentaires sur les 45 présents. En fait, comme expliqué précédemment ses vins demandent de la patience et devoir obligatoirement les attendre pour les laisser pouvoir exprimer et nous restituer toute leur complexité. Le seul problème réside dans la difficulté d’accessibilité à ces flacons, assez recherchés, de ce vigneron. Si nous en avons la possibilité, regoûtons ce millésime 2016 dans cinq ans.

A ce sujet, et pour corroborer ces propos, rappelons-nous une dégustation de ce vigneron que nous avions organisé au club en 2010 qui portait sur une verticale d’un autre de ses grands crus de Chavignol, ‘’La Grande Côte’’, (présentée en magnums) qui avait laissé des souvenirs, pour le moins inoubliables, pour les participants à cette soirée. Vous pourrez en retrouver le compte-rendu dans ce blog en cliquant sur :  Club Amphores : François Cotat – Sancerre – La Grande Côte – Verticale en magnum du 21.04.2010 (clubamphoresbourges.blogspot.com) 

En final de cette dégustation, il a été demandé aux dégustateurs leur millésime préféré : globalement, le 2016 et le 2015 sont facilement sortis en tête devant 2014, un classement 2016, 2014 et 2015 ayant également recueilli de nombreux suffrages.

Mais tous se sont accordés sur la représentativité des vins par rapport aux millésimes, les uns étant plus attirés par la tension minérale et d’autres par le confort fruité.

Une dégustation de haut niveau qui se place obligatoirement dans le ‘’top 10’’ de toutes celles réalisées au Club. 

Et, si vous souhaitez aller à la rencontre des vignerons, leurs coordonnées : 

Domaine Boulay Gérard
Chavignol
Champ du Cormier
18300 Sancerre
Tel :02 48 54 36 

Domaine François Cotat
Chavignol
Le Bourg
18300 Sancerre
Tel : 02 48 54 21 27

Domaine Matthieu Delaporte
Chavignol
Le Bourg
18300 Sancerre
Tel : 02 48 78 03 32 

En conclusion, une dégustation de haut niveau mettant en avant les réalisations de trois renommés vignerons de Chavignol. Elle a nous permis de faire connaissance avec ces derniers ou de la compléter et au-delà de leur notoriété de déguster leurs prestations principalement sur les terroirs des Monts Damnés.
Une soirée, dans l’esprit de notre club, très demandée en amont et très appréciée, par l’ensemble des nombreux participants (45).
A ce sujet puis-je souhaiter que cette large audience puisse se rééditer pour d’autres séances ?
Personnellement, je tiens également à remercier Jean-Loup auquel s’est joint un nouvel adhérent : Pascal, pour la pertinence de leurs commentaires que tout un chacun ne manquera pas de consulter.
Bonne lecture.
Elle vous permettra, j’espère, de vous remettre en mémoire cette belle rencontre.

Claude F. (le 06.06.2022)

1 commentaire:

  1. Un grand merci pour ce superbe compte rendu , merci aussi à jean loup et pascal pour leurs remarques pointues … belle assemblée belle soirée

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