Tour
de France : millésimes 1990
à 1999
 |
| Notre France viticole |
Inédite, cette séance de
dégustation se propose de s’interroger sur l’évolution de divers vins régionaux
français ainsi que sur leurs qualités résiduelles au terme d’une trentaine
d’années de cave.Initiateur et fournisseur des
flacons choisis parmi ceux effectués lors de mes achats d’antan, je vous invite
d’effectuer le tour de différentes régions françaises en sélectionnant pour
chacune d’elles un millésime dans la plage 1990 -1999.
Trois blancs (Vallée de la Loire
Anjou, Centre, Alsace), cinq rouges (Bourgogne, Provence, Bordelais) et un
liquoreux (Sud-Ouest) seront ainsi présentés aux 26 curieux qui ont répondu à
l’invitation.
Que dire de cette faible
assistance ?
Si l’on exempt les impératifs
purement personnels (famille, santé, voyage planifié) il conviendrait, à
l’avenir d’éviter de caler la dégustation du mois d’Avril dans un créneau qui
ne soit pas, à la fois, celui du Printemps de Bourges et des vacances
scolaires, d’autant plus que ce 14 avril un match de football (Coupe des
Champions avec le PSG) monopolisait l’une des chaines de télévision.
Faut-il se conforter en évoquant
ces motifs et ne pas aller à subodorer un manque d’intérêt vis à vis du thème
de cette dégustation.
Souhaitons-le !
Passons à la phase préparatoire
et au minutieux débouchage préalable des flacons (du fait de l’assistance seuls
deux flacons seront ouverts). Laborieux
du fait de l’âge et de la consistance des bouchons cette opération réalisée par
Bernard n’a pas laissé apparaître de bouteilles affectées par le ‘’goût de
bouchon’’.
Ouf !
Afin d’éviter une oxygénation
rapide qui peut se révéler rédhibitoire sur les vins âgés, ceux-ci seront seulement
carafés au dernier moment pour assurer leur service.
La dégustation s’effectuera à
l’aveugle.
Bon, !
Un petit indice sera tout de même
donné : le millésime.
Partons pour notre périple
régional.
.
Survolant
le verre dans sa robe vieil or moirée, le nez curieux et inquisiteur part à la
découverte de ces très discrets arômes qui semblent sommeillés et qui ne se
dévoilent vraiment qu’après une forte aération libératrice ; fines notes
de fruits blancs bien mûrs, pommes, poires, sur une voie légèrement oxydative
apparaissent. En arrière-plan de légèrement émanations boisées s’immiscent :
goût de bouchon dirons certains ; faibles et peu tenaces elles ne
résistent pas à une aération plus vigoureuse. La fraîche attaque en bouche nous
amène une matière de densité devenue moyenne (36 ans au compteur) mais non
dépourvue encore d’une bienfaisante vivacité laquelle amène au palais, enveloppée
dans une suave trame, cette matière aux
discrètes saveurs repérées olfactivement, fruits blancs bien mûrs aux
fragrances oxydatives qui dérivent sur la noix ; sensations globales néanmoins
contrariées par ces évanescentes notes liégeuses que le brassage tend à ce qu’elles
deviennent tout de même imperceptibles. Acidité et alcool savent se faire
discrètes et participent à fournir un rendu gustatif agréable et, pour
certains, savoureux.
La
finale relativement persistante voit les saveurs fruitées s’évanouirent
lentement en laissant la place à des fugaces nuances alcooliques asséchantes.
Assez Bien
Ce N°1 : Domaine Clos de la
Touche – Montlouis
Ces bouteilles ont été achetées
en 1992 via le ‘’Savour Club’’. Celles-ci avaient fait été sélectionnées par
Charles Barrier (Restaurateur à Tours, 3 Etoiles au Michelin à l’époque ;
décédé en 2009).
AOC Montlouis.
Cépage :
100% Chenin.
Millésime :
1990.
Millésime 1990 en Anjou.
Un excellent millésime qui a
donné des vins riches et profondément intenses. Les blancs de Savennières,
secs, corsés et riches, sont à leur zénith, ainsi que les excellents
Pouilly-Fumé et Sancerre. Les Coteaux-du-Layon, Quarts-de-Chaume et Vouvray
sont d'une qualité extraordinaire, et sont d'une garde exceptionnelle pour les
vins de Loire. Les vins rouges ne déméritent pas non plus, avec leur plénitude
d'arômes de fruits rouges et noirs et leur grande maturité.
17/20 (Cf :
‘’Idéalwine’’)
Dans sa lumineuse parure jaune
paille (paraissant très jeune) nuancé de légers reflets verts, notre verre se
livre tout d’abord timidement et nous propose une aromatique variétale : agrumes
(pamplemousse, citron) et végétal (pêche, poire)) et discrètement doucereuse.
La rotation accélératrice de l‘aération vient compléter cette palette au
travers de notes pralinées, miellées, minérales et de fragrances épicées, rendant
à l’ensemble une élégante complexité olfactive.
L’attaque en bouche longiligne amène
un corps avec des rondeurs discrètes (mais suffisamment pulpeuses), un maintien
parfait, beaucoup de distinction. Toutes les qualités sont réunies pour un
équilibre parfait de toucher (du taffetas…), de structure (minéralité
suggérée, notamment avec une expression crayeuse) , de goût (arômes d’agrumes
et végétaux, délicat sucre résiduel) et de longueur, le tout offrant une
matière savoureuse dans une harmonie presque parfaite.
La persistante finale portée sur
une trame minérale s’offre généreuse, délicate et d’’une notable rémanence.
Très bien.
Ce N°2 : Domaine François
Cotat-Vin de Table Chavignol ‘’Cuvée Paul
et Guillaume’’
Le domaine :
Le Domaine François Cotat est
l’un des domaines les plus respectés et emblématiques de la région de Sancerre,
situé à Chavignol, un village renommé pour ses vins exceptionnels. La famille
Cotat cultive la vigne depuis des générations, et François Cotat, fidèle à la
tradition familiale, perpétue un savoir-faire unique dans l’élaboration de ses
vins. Les vignobles sont travaillés manuellement et avec une grande attention
au détail, suivant des pratiques naturelles et respectueuses de
l’environnement.
👉J’invite les curieux à relire notre précédente et
éclectique dégustation sur les ‘’Monts Damnés’’ des millésimes 2014, 2015 et
2016 ainsi que la présentation de Chavignol.
Pour cela cliquez ICI et LA.
Appellation cuvée :
Vin de Table Chavignol.
Cuvée :
‘’Paul et Guillaume’’. (Rare) ; (Est
une cuvée réalisée seulement moitié Grande Côte - moitié Culs de Beaujeu, le
tout en vendanges tardives avec les beaux millésimes et qui est une récolte en
surmaturité. La perception de puissance et de sucres résiduels y est supérieure
de la même façon que le potentiel de garde.
Millésime :
1998
1998 en Val de Loire.
(Un excellent millésime qui a
donné des vins riches et profondément intenses. Les blancs de Savennières,
secs, corsés et riches, sont à leur zénith, ainsi que les excellents
Pouilly-Fumé et Sancerre. Les Coteaux-du-Layon, Quarts-de-Chaume et Vouvray
sont d'une qualité extraordinaire, et sont d'une garde exceptionnelle pour les
vins de Loire.
17/20 (Cf :
‘’Idéalwine’’)
Cépage :
Sauvignon (100%).
Sols :
Ceux des différents parcelles
"Les Culs de Beaujeu" (0,70 ares) et de la ’‘’Grande Côte’’ sont
composés de marnes kimméridgiennes et de terres argilo-calcaires, souvent
appelées "terres blanches". Ces sols sont riches en calcaire,
ce qui confère aux vins une minéralité intense et une grande fraîcheur. Les
marnes kimméridgiennes, composées de fossiles marins et d’argiles, ajoutent de
la complexité et de la profondeur aux vins.
Terroir :
Les terroirs de ces différentes
parcelles.
Vendanges :
Manuelles. est une cuvée réalisée
seulement les beaux millésimes et qui est une récolte en surmaturité des
raisins du domaine. La perception de puissance et de sucres résiduels y est
supérieure de la même façon que le potentiel de garde.
Vinification :
Pressurage lent et doux : les
grappes sont pressées lentement et délicatement pour extraire le jus de manière
douce, préservant ainsi la pureté des arômes. Fermentation naturelle : le moût
fermente avec des levures indigènes, en fûts de chêne. La fermentation peut
durer plusieurs mois, permettant une expression complète du terroir.
Élevage :
Sur lies : le vin est élevé sur
lies fines pendant environ 8 à 9 mois, en fûts de chêne anciens, ce qui apporte du corps et de la complexité sans
dominer les arômes du Sauvignon Blanc.
Mise en Bouteille :
Le vin est mis en bouteille (Mai
et Juin suivant la récolte au terme de son élevage) sans filtration afin de
conserver toutes ses qualités aromatiques et texturales ; bouteilles
obligatoirement cirées. Degré alcool :
12,5°.
Côte :100€ (Estimation).
Le verre se pare d’une robe vieil-or
présentant des nuances orangées.
D’une belle intensité l’aromatique
s’installe sur des notes florales (roses fanées) mêlées à des notes miellées
tout en laissant en arrière-plan percevoir quelques émanations d’arômes
exotiques.
L’attaque en bouche amène une
chair évoluée qui s’installe de façon goûteuse et se propose dans une
constitution fluide relativement équilibrée : un peu d’alcool, des arômes
légèrement affaiblis dominés par une sucrosité prégnante, mais baignée par une
acidité structurante qui évite toute mollesse et confère au palais de doucereuses
sensations.
La finale, dans la continuité reste
goûteuse, d’une allonge significative et ponctuée de quelques légers amers.
Bien
Ce N°3 : Domaine Jean
Siegler-Alsace Gewuurztraminer
Le Domaine :
Un héritage construit depuis plus
de 2 siècles fait aujourd'hui tout le caractère, la passion et l'expertise du
domaine Jean Siegler-Clos des Terres Brunes d'aujourd'hui.
Descendant de Balthazar Siegler,
né à Mittelwihr en 1643, c’est Jacques Siegler qui crée le domaine en 1784.
En 1933, Jean Ernest Siegler
établit l’exploitation au Clos des Terres Brunes, à l’écart du village, au
milieu des vignes. Actuellement ce domaine familial s’étend sur 9 hectares.
Il y est produit tous les cépages
habituels dont un Riesling Grand cru Mandelberg, diverses vendanges tardives et
vieilles vignes (plantées entre 1948 et 1950).
A noté leur cuvée "Clos des
Terres Brunes", assemblage de Riesling, Pinot Gris et Gewurztraminer de
vignes plantées autour de la demeure familiale.
Un terroir exceptionnel :
Le domaine du Clos des Terres
Brunes est situé sur les hauteurs de Mittelwihr, aussi appelé « le Midi de
l’Alsace » au cœur de la Route du Vin, dans la région qui rassemble les
meilleurs crus d'Alsace, les fameuses « Perles du Vignoble ».
Ces vins sont effectivement
marqués de façon unique par un terroir marno-calcaro-gréseux exceptionnel,
allié à un climat semi-continental ensoleillé et sec (une des pluviométries les
plus faibles d’Europe).
Plantés sur les collines
sous-vosgiennes, entre 200 et 400 m d’altitude, la plupart des cépages s’y
développent harmonieusement.
Le respect de la nature :
Par une connaissance fine de
la vigne et de ses techniques, les différents cépages sont élevés pour en
respecter les caractéristiques et leur permettre de s'exprimer au mieux lors de
la vinification.
Ainsi, les rendements sont-ils
maintenus à un niveau relativement bas afin de privilégier la qualité des
raisins.
L’approche est celle d’une
agriculture raisonnée : les produits phytosanitaires sont utilisés de façon
parcimonieuse et l'ensemble des parcelles est enherbé.
Une magnifique cave de fûts de
chêne anciens permet de développer toute la puissance aromatique des futurs
vins, tout juste issus d'un pressoir à membrane, qui extrait le jus du raisin
sans brutaliser les grappes.
Appellation cuvée :
Millésime :
1996.
Millésime 1996 en Alsace.
Comme dans les autres
vignobles du nord de la France, 1996, a été une année moyenne, avec un été un
peu moins chaud que 1995, mais un automne long et sec, idéal pour parvenir à
une bonne maturité du raisin. Ce millésime a donné des vins d'Alsace classiques,
de bonne qualité.
12/20 (Cf :
‘’Idéalwine’’)
Sol et Sous-sols :
Marno-calcaro-gréseux.
Cépage :
Gewurztraminer 100%.
Age de la vigne :
60 ans de moyenne.
Une robe d’un léger violacé avec sa frange délavée vient habiller notre
verre. Inquisiteur le nez se voit surprendre par des évanescences oxydatives,
un brassage (rotation du verre) tente d’assainir le paysage, dissipe quelque
peu ces notes, et là, quelques arômes de fruits rouges (cerises) surmûris ainsi
que des fragrances de rose fanée sont perceptibles.
La décevante et fluide prise
en bouche amène au palais une matière de faible densité, sans vigueur de laquelle
émanent quelques rares aromes de ces fruits rouges placés dans une fine trame
oxydative. L’ensemble, inerte, parait en sommeil ou bien totalement érodé par les
années.
La finale, peu avenante laisse échapper quelques nuances de fruits
oxydés remplacées par des asséchantes fragrances alcooliques.
Une réelle déception momentanée, car le lendemain, l’ami Bernard ayant
récupéré quelques fonds de bouteille m’informe du réveil heureux du breuvage,
proposant une buvabilité, quoique âgée, mais avenante.
Sans nul doute ce vin aurait mérité d’être carafé plus longuement
avant sa dégustation.
Pas de notation
Ce N°4 : Lycée Viticole de Beaune : Beaune
1er Cru ‘’Les Champiimonts’’
Le Domaine :
Propriétaire récoltant le plus
important de Beaune avec plus de 21 ha de vignes entre Puligny-Montrachet et
Chorey les Beaune, le Domaine du Lycée Viticole est aussi un lieu
d'apprentissage dit ‘’La Viti" et une véritable plate-forme de compétences
viticoles et vinicoles.
Le Lycée Viticole de Beaune est
situé au cœur de la ville de Beaune au pied des 1er Crus.
Son domaine viticole comprend 20
appellations différentes dont 40% en 1er Cru. Les travaux de la vigne et
l'élaboration des vins sont réalisés par les professionnels du Domaine. Les
élèves ont l'opportunité de découvrir et d'approfondir leur savoir-faire au
cours de leurs travaux pratiques sur le Domaine. L'établissement a été créé en
1884, dans le clos Saint-Philibert, situé à la limite du vignoble de la côte de
Beaune et de la ville elle-même. À l'époque, la crise viticole fait disparaître
une grande partie du vignoble, à cause de l'apparition de maladies comme
l'oïdium, le mildiou, le black rot, ou encore le phylloxéra. Le système de
greffage permet de contrer le phylloxéra, et l'utilisation de cuivres ou de
soufre pour les autres maladies font naître une demande de formation. C'est
dans ce contexte que La Viti est créée, comme pépinière et centre de greffage.
Elle s'est ensuite diversifiée au fur et à mesure que les techniques viticoles
ont évolué. La plupart sont des dons faits au domaine au fur et à mesure des
années, ou des baux emphytéotiques avec la Ville de Beaune.
Le domaine : support
pédagogique aux élèves en formation.
La cuverie actuelle
ultramoderne du domaine permet une production de 100 000 bouteilles par an. Les
vignes sont pour la plupart en appellation Beaune dont 40 % sont des 1ers Crus
et 2,5 ha sont en culture bio.
Surfaces : 21 hectares (Rouge
: 15, Blanc : 6).
Encépagement : Pinot Noir
(73%), Chardonnay (20%), Autre(s) (7%).
Appellations et volumes
produits : Bourgogne-Hautes-Côtes-de-Beaune (30%), Beaune (50%),
Côtes-de-Beaune (20%).
Appellation cuvée :
AOC Côtes de Beaune 1er Cru.
Cuvée :
‘’Les Champimonts’’.
Millésime :
1999. La production du millésime
1999 s’élève à 1025 hl ; c’est la plus forte enregistrée ces 10 dernières
années (1999 – 1989). Les vins sont ensuite élevés dans les 280 pièces de chêne
fabriquées dans notre école de tonnellerie, puis mis en bouteilles et
commercialisés sous l’étiquette “Lycée Viticole de Beaune”.
Le Millésime 1999 en Bourgogne
:
Grâce à une période de
maturation exceptionnellement chaude et ensoleillée, les raisins blancs et
rouges ont donné naissance à des vins prometteurs, tantôt très fruités et
séduisants, tantôt bien structurés et charnus. Les conditions climatiques
idéales ont donné de très beaux raisins d'une parfaite qualité. Dans
l'ensemble, la maturité a atteint un seuil optimal avec des richesses en sucre
élevées, particulièrement pour les raisins récoltés le plus tôt, et avec une
acidité moyenne très satisfaisante. Les vins du millésime 1999 se distinguent
par leur pureté et leur bel équilibre. Les vins rouges présentent une très
belle robe. Ils ont un caractère affirmé s'exprimant par un fruité savoureux.
Ils sont charnus avec des tanins fins. Les vins blancs sont flatteurs. Ils se
caractérisent par leur équilibre et leur fraîcheur mise en relief par une bonne
acidité. 16/20 (Cf :
‘’Idéalwine’’)
Cépage :
100% Pinot Noir.
Terroirs :
Le terroir repose sur un sol
argilo-calcaire sur calcaires durs et éboulis, en coteau de piémont orienté
Est-Sud-Est.
En bourgogne, les climats dont le
nom commence par « champs » couvrent en général, une surface d'une grande
dimension, facile à labourer. « Pimont » renvoi au terme « Piémont » (le pied
du mont » du latin médiéval ‘’pedelmontium’’.
Surface exploitée :
0,36 ha.
Production :
1650 Bouteilles.
Dans le verre le vin se présente dans une limpide robe d’un pourpre
évolué présentant un disque délavé. Au nez des arômes dénaturés se présentent,
originaires de fruits rouges (cerises et cassis) nappés dans des émanations de
fleurs fanées (roses).
Très fluide, la prise en bouche amène un ensemble manquant notablement
d’équilibre aux arômes quasiment éteints, des tanins apparemment absents et un
relent alcoolique dérangeant.
La finale dans une étale
continuité s’évanoui rapidement laissant quelques résiduelles empreintes
éthérées.
*Un ensemble totalement déstructuré qui a largement dépassé sa limite
d’âge et perdu son potentiel initial et qui à l’opposé du précédent vin n’a pas
ressuscité après une journée d’aération .
Par bonheur, c’étaient mes derniers flacons.
Pas de notation.
Ce N°5 : Domaine Lignier-Michelot :
Chambolle-Musigny
Le domaine :
A été créé au début du siècle
dernier par l'arrière-grand-père de Virgile Lignier. A l'époque, la plupart des
viticulteurs vendaient leur vin jeune à un négociant qui se chargeait de la
mise en bouteille.
Le domaine a rompu avec cette
tradition en 1992.
Virgile Lignier, représente la
3ème génération à la tête du domaine, diplômé en agriculture et en œnologie, en
a pris la tête en 2000 et n'a cessé depuis d'innover et d'élever le niveau de
qualité.
Il a commencé à acheter du raisin
supplémentaire provenant de vignes particulièrement bien situées, pour
développer la gamme. Il a également renommé le domaine Lignier-Michelot pour
mieux le distinguer des autres Lignier producteurs à Morey-Saint-Denis. Et l'a
surtout converti à l'agriculture biologique en 2010. Sa réussite lui donne
raison : ses vins sont extraordinaires.
Encépagement et vignoble :
Nombre de bouteilles par an :
60000.
Surface plantée : 12.5
hectares (Rouge : 12.0, Blanc : 0.5).
Mode de vendange : Manuelle.
Âge moyen des vignes : 50.
Achat de raisin : Oui.
Cépages rouges : Gamay noir à
jus blanc (5%), Pinot noir (95%).
Cépages blancs : Chardonnay
(100%).
Appellation cuvée :
AOC Chambolle-Musigny.
Cépage :
Millésime :
1996.
Ce millésime 1996 en
Bourgogne, d'une grande qualité, se caractérise aussi par une récolte plus
abondante que la moyenne des dernières années. Grâce à un climat sec et chaud,
la floraison s'est effectuée rapidement début juin. L'été contrasté a fait
naître quelques craintes pour l'évolution de la maturation. Heureusement, un
mois de septembre exceptionnellement sec et lumineux a permis des vendanges
précoces et ensoleillées.
Les vins rouges possèdent une belle robe
soutenue. Leur nez est concentré et très fruité. En bouche, les vins sont bien
structurés avec des tanins fins. Leur fruit et leur équilibre les rendent déjà
très harmonieux.
17/20 (Cf :
‘’Idéalwine’’)
Mode cultural :
Biologique et raisonnable à ce
jour, raisonnée à l’époque.
Sols :
En haut de versant, sols maigres
très calcaires sur les parcelles Draseys et Gammaires, au nord de
Chambolle-Musigny, et possède des caractéristiques qui ressemblent à celles de
Morey-Saint-Denis, le village voisin.
Age de la vigne :
Plus de 60 ans (maintenant ; 30
ans lors du millésime 1996).
Vinification :
Avec une grande proportion de
vendanges non égrappée. (70 à 80% de vendanges entières). Elevé 10 à 13 mois en
fûts et ensuite assemblée en cuve inox pendant 4 mois.
La proportion de bois neuf ne
dépasse pas les 30% et la plus grande importance est accordée au choix de nos
tonneliers ainsi qu’au séchage de ces bois.
Dans sa profonde robe pourpre foncé nuancé de légers reflets
ambrés, intense palette aromatique d’une généreuse complexité émane du verre ;
fruits rouges (cerises, cassis) et noirs (mûres, pruneaux) dans un état de
murissement avancé prédominent, laissant au gré de la rotation du verre voguer
des notes de mentholées, chocolatées, de poivre noir, de torréfaction ainsi que
quelques discrètes émanations de garrigue.
La prise en bouche nous propose une
matière d’une structure généreuse de toutes les saveurs perçues précédemment qui
viennent virevolter sur le palais ; celles-ci, placées sur une trame de
tannins pas encore totalement adoucis par les années, conjuguées à une titillante
présence alcoolique amènent une austère sensation buccale, atténuant tant soit
peu les espoirs gourmands suscités par l’approche olfactive. Dans la
continuité, la persistante finale voit s’atténuer progressivement l’agrégat de saveurs
pour laisser la place à de légères fragrances alcooliques (cerises à l’eau de
vie), lesquelles se dissipant dans un asséchant rendu final.
Bien (pour l’approche olfactive)
Ce N°6 : Château Pradeaux
Le domaine :
-Etienne-Marie Portalis
hérita du Chateau Pradeaux en 1752. Le vignoble fût touché par le phylloxéra au
XIXème siècle, puis rapidement replanté jusqu’à l’arrivée, en 1939, de Suzanne
et sa fille Arlette Portalis. Ces deux femmes s’installèrent au Château
Pradeaux après avoir fui les nazis et contribueront grandement au renouveau de
la propriété. Arlette va devenir vigneronne par la force des choses et aidera à
créer l’appellation Bandol en 1941, accompagnée par Pierre Le Roy de
Boiseaumarié, le co-fondateur de l’INAO. Cyrille Portalis, son neveu, reprendra
l’entreprise en 1982. Il a transmis sa passion pour le Mourvèdre et les vins de
Bandol Château Pradeaux à ses fils, Etienne et Edouard, la 9ème génération
encore en place à ce jour.
Terroir :
Château Pradeaux possède un
vignoble d’une vingtaine d’hectares d’un seul tenant, chose rare pour
l’appellation Bandol. Situé entre collines et mer, il repose sur des sols très
profonds argilo-calcaires. On retrouve au Château Pradeaux principalement du Mourvèdre
qui a besoin de pousser « les pieds dans l’eau, la tête au soleil » ainsi que
du Grenache, du Cinsault, du Carignan, de la Counoise et du Barbarossa. Les
vins de Bandol Château Pradeaux sont élaborés via des pratiques biologiques
depuis toujours, bien que le domaine soit en conversion pour obtenir le label
depuis peu. La philosophie de la biodynamie fait également partie du domaine.
Elaboration :
L’emblématique Château Pradeaux
rouge est élaboré à 90-95% de Mourvèdre, le restant étant composé de vieilles
vignes de Grenache. Il est vieilli durant 4 ans en vieux foudres, il s’agit
d’un vin de garde qui se dévoile un peu plus chaque année pour de grandes
émotions garanties.
La cuvée Le Lys est le second vin
du domaine, qui pourra être consommé dans sa jeunesse car il est un peu moins
concentré tout en restant délicieusement fruité. Un élevage sous-bois est
pratiqué sur ce nectar provenant de jeunes vignes.
Le Château Pradeaux rosé, issu de vieilles
vignes de Mourvèdre et de Cinsault est également à découvrir Raffiné mais
puissant, subtil mais généreux, il s’agit d’un véritable rosé de gastronomie à
boire maintenant ou à attendre encore un peu…
Appellation Cuvée :
AOC Bandol.
1998.
Millésime noté : 17/20 en Provence. (Cf : ‘’Idéalwine’’)
Cépages :
95% de mourvèdre et 5% de
grenache.
Sols :
Sols très profonds
argilo-calcaires.
Ages des vignes :
En 1998 40 ans.
Vendanges :
Vendanges manuelles.
Rendement :
Environ 23 hectolitres à
l’hectare.
Vinification :
Traditionnelle : foulage léger
sans éraflage suivi d’une fermentation en cuve ciment thermo-régulée entre 28
et 30 degrés en levures indigènes.
Remontages journaliers,
délestages et légers pigeages.
Décuvage après 7 semaines de
macération en cuves béton, fermentation malo-lactique .
Elevage :
Vieillissement en foudre de chêne
durant 46 mois pour un assouplissement nécessaire des tanins du mourvèdre et de
sa rafle dans des bois patinés par leur âge (de 40 ans à 80 ans).
Assemblage et mise en bouteille.
Ni collage, ni filtration.
Production :
Entre 15 000 et 20 000 bouteilles
par an.*
Côte Idealwine :
56 €.
Le verre se présente vêtu de sa
belle robe grenat aux quelques légers reflets tuilés générés par l’évolution.
D’emblée, l’expressif bouquet se montre charmeur et élégant en proposant au nez
tout un ensemble d’arômes dominés par des fruits noirs légèrement confiturés
(mûres, cassis, myrtille), auxquels se mêlent des notes florales et agrémentés
de fragrances de sous-bois ; le tout nimbé d’une belle fraîcheur.
D’emblée la franche prise en
bouche libère une matière ronde et onctueuse (mais sans mollesse). C’est une
chair dense portée par une acidité tempérée, présentant un relatif équilibre, structuré
par des tannins dociles et une pertinente sensation alcoolique qui s’installe
sur le palais.
Une agréable sensation soyeuse
vient se répandre en bouche, toute portée par ces arômes de fruits confiturés,
complétés de délicates notes toastées dans une ambiance discrètement
rafraichissante.
Le plaisir buccal est bien
présent, d’autant plus qu’il perdure longuement sur une finale toute en chair
à la belle et fraîche aromatique portée par de souples tannins.
Bien +++
Ce N° 7 : Château Grand Pontet Saint-Emilion GC
Classé
Présentation :
Domaine de 14 hectares situé au
nord-ouest de Saint-Émilion au bord de la départementale D243, à proximité du
vignoble de château Beau-Séjour-Bécot, du Château Cadet-Piola † et du château
Les Grandes Murailles.
Le vignoble de 14 hectares (70 %
Merlot, 15 % Cabernet franc, 15 % Cabernet-sauvignon) est disposé sur un sol de
sables sur socle argilo-calcaire.
Histoire :
La création d'un vignoble dans ce
lieu de Saint-Émilion remonterait au 15ème siècle avec un capitaine du nom de
d'Estien ou d'Estieu qui se serait installé en 1415 et y aurait créé un
vignoble.
Dans la période moderne, la
première mention du château Grand-Pontet apparaît au début du 20ème siècle.
En 1898, François dit Gabriel
Combrouze (1865-1946), maire de Saint-Émilion de 1896 à 1944 et député de la
gironde de 1906 à 1924, est propriétaire d'un cru sur Pomerol (Ruisseau vert),
d'un cru à Lussac (château Bellevue acquis en 1898) et du château Franc Petit
Bois à Saint-Émilion qu'il a reçu après son mariage avec Marie Lavau en 1888.
Il est sans doute également propriétaire d'autres vignobles sur Saint-Émilion
ou alors il achète d'autres vignoble entre 1898 et 1908 (La Carte aux Trois
Moulins).
En 1908, Gabriel Combrouze à
remembrer ses vignobles de Saint-Émilion en deux crus : le château Grand-Pontet
et le château Franc Petit Bois.
Dès 1931, Gariel Combrouze
participe la création de la cave coopérative de Saint-Emilion qui sera
inaugurée en 1933.
En 1943, Gabriel Combrouze est
donné comme propriétaire selon l’annuaire des marques et appellations du Clos
des Cordeliers (Bordeaux mousseux) et du cru Le Chatelet.
Après le décès en 1946 de Gabriel
Combrouze, c'est sa veuve qui prendra la tête du domaine.
Le 16 juin 1955, le domaine
intègre le premier classement des crus de Saint-Émilion dans la catégorie Grand
Cru Classé. Rang qu'il conserve jusqu'à maintenant.
En 1956, le vignoble du domaine
échappe aux terribles gelées.
En 1965, la propriété est vendue
par les héritiers Combrouze au négociant en vins Barton & Guestier,
propriété du groupe Seagram.
A compter de 1969, la mise en
bouteille au domaine devient obligatoire pour l'appellation Saint-Émilion Grand
cru et pour les Grands crus classés.
En 1980, le domaine est racheté
par les familles Pourquet et Bécot (Dominique, Gérard et Sylvie).
Le domaine est alors géré par la
même équipe que celle du château Beauséjour-Bécot.
En 2000, Sylvie Pourquet-Bécot
prend la direction du domaine.
Le responsable technique des
chais et du vignoble est Pascal Lucin.
L’œnologue conseil du domaine est
Jean Philippe Fort de la société de Michel Rolland.
Le vignoble est conduit en
agriculture raisonnée.
Les chais sont équipés de cuves
inox thermos-régulées de 50, 70 et 100 hectolitres.
Le 29 octobre 2012, le domaine
intègre, après la proposition du 6 septembre 2012 de l'Institut National de
l'Origine et de la Qualité (INAO), le classement officiel des crus de l'AOC
Saint-Émilion Grand Cru dans la catégorie : Grand Cru Classé.
En 2017, 70 % de la récolte est
perdue en raison du gel.
Propriété dirigée par Marie
Pourquet.
En septembre 2021,
le domaine est racheté par les domaines Clarence Dillon, propriétaire du
château Quintus.
Le vignoble de 14 hectares est
absorbé par celui du château Quintus qui passe de 28 à 42 hectares.
L’étampe château
Grand-Pontet disparaît.
Le second vin du domaine porte le
nom de : Dauphin de Grand-Pontet.
N'est produit que certaines
années.
Appellation cuvée :
AOC Saint-Emilion Grand Cru
Classé.
Millésime :
1999.
Millésime 1999 en bordelais.
Un millésime de bonne qualité.
Des conditions climatiques difficiles et des vendanges pluvieuses ont contribué
à produire des vins très différents selon les propriétés. Les châteaux ayant
procédé à une récolte rapide (400 personnes à Lafite Rothschild) ont produit
des vins souples, élégants et délicieusement parfumés. Les Pomerol,
Saint-Emilion, Médoc et Graves rouges comptent parmi les meilleures réussites.
Les liquoreux sont élégants, fruités et de bonne garde.
14/20. (Cf :
‘’Idéalwine’’)
Cépages :
70 % Merlot, 15 % Cabernet franc,
15 % Cabernet-sauvignon. Densité moyenne de plantation
:
6000 pieds/ha. (5500 à 8000
pieds/ha selon les parcelles).
Sols :
Sables sur socle argilo-calcaire.
Rendement moyen :
42 hl/an.
Vendanges :
Manuelles avec une sélection des
meilleures baies directement sur les parcelles.
Vinification :
Les baies passent sur une table
vibrante située à l’entrée du chai. La vendange est égrainée et non foulée et
l’extraction est faible et se déroule à une température modérée. Le raisin
fermente en cuve pour une durée de 30 jours à une température située entre 22
et 28 degrés.
Elevage :
Fût de chêne durant 14 à 18 mois
(60 à 80 % neuf).
Production moyenne :
600 hl/an.
Côte :
Idealwine : 19 €.
Dans sa robe rouge bordeaux, le verre nous propose un vin d’une
intensité réduite un peu évoluée sur la frange. Le nez se voit agréablement
surpris par une palette aromatique expressive qui propose un agrégat de notes
de fruits rouges et noirs bien mûrs contenues dans un voile de senteurs
florales, mentholées et laissant apparaitre en arrière-plan des émanations de
sol forestier.
Bien qu’assagit, la prise en bouche se révèle d’un volume
respectable qui amène une matière dans laquelle, les tannins doux et
complétement fondus, l’acidité ainsi que l’alcool sous-jacents confèrent à
l’ensemble un bel équilibre. Le persistant rendu buccal proposés par la
complexité des arômes ressentis olfactivement (fruits rouges et noirs, notes
florales, sous-bois) auxquelles viennent se joindre quelques notes chocolatées,
se veut à la fois raffiné et soyeux en se présentant avec une certaine élégance.
La finale dans la continuité, expressive, fine et délicate s’étire
longuement pour notre plus grand plaisir.
Très bien
Ce N°8: Château Léoville-Barton Saint-Julien
2ème Grand Cru Classé
Présentation :
Le château Léoville Barton,
Deuxième Grand Cru Classé à Saint-Julien en 1855 est un des plus beaux domaines
de l'appellation. Ce terroir propose des vins plus charnus et amples que ceux
de Pauillac, tout en gardant la légendaire finesse bordelaise. Les cabernets,
principalement de vieilles vignes, assurent la production de vins de garde
charpentés, bien équilibrés par le merlot qui amène beaucoup de rondeur et de
fruit à l'assemblage. Les vins de Léoville-Barton sont parmi les plus puissants
de l'appellation, d'une couleur presque noire. Ils sont dominés par des arômes
de sous-bois, de crème de cassis avec beaucoup de longueur et une finale de
torréfaction.
Son histoire :
La famille irlandaise Barton
acquit le château Langoa et une partie du grand domaine de Léoville au début du
18ème siècle. L'absence d'installations (chai, bâtiments, etc.) dans la partie
du vignoble de Léoville Barton force Hugh Barton à vinifier au Château Langoa.
Très tôt les différences entre
les deux domaines se font ressentir, bien que sur le même terroir bien drainé
de graves reposant sur une couche argilo-calcaire. On voit bien que Langoa est
plus fin et subtil, mais que la charpente de Léoville lui permet de vieillir
d'une manière plus intéressante.
Anthony Barton arrive à la tête
des deux châteaux en 1983, un excellent millésime qui en suivait un
exceptionnel, tous deux permettant aux Barton de sublimer le grand potentiel de
leurs deux châteaux. L'enthousiasme d'Anthony ainsi que de subtiles modifications
dans le processus de vinification permettent bientôt à ce château de connaître
le succès florissant que nous connaissons aujourd'hui.
Aujourd'hui :
Lilian Barton Sartorius, fille
d'Anthony Barton, est désormais à la tête du domaine. Elle est rejointe par sa
fille Mélanie et sont toutes deux secondées par François Bréhant, directeur
technique de Léoville Barton et Langoa Barton. Jacques et Eric Boissenot sont
tous deux au cœur de l'équipe technique et contribuent à l'essor de ce Deuxième
Grand Cru Classé.
Terroir :
Le vignoble de 50 ha, est situé
au cœur du terroir de St Julien. Sur une des plus belles croupes de graves
garonnaises, face à la Gironde, le sous-sol argilo-graveleux permet de réguler
à merveille les aléas climatiques de l'année. Le labour est traditionnel, sans
désherbage ni herbicide. Les vignes sont plantées majoritairement en Cabernet
Sauvignon (74%), Merlot (23%) et Cabernet Franc (3%).
Âge moyen des vignes : 38 ans
(actuellement).
Aucun achat de raisin.
Les vins :
Une fois encore, le plus raffiné
des Léoville est au sommet en 2022, avec une texture si délicate et des tanins
si raffinés qu’il rappelle les grands vins de Bourgogne. Tout est ici harmonie
et équilibre avec un éclat magique et une précision absolue. Mais ne vous y
trompez-pas, il va vieillir de longues années avec bonheur. La Réserve est un
second vin comme nous les aimons, accessible, fruité et suave, prêt à boire et
apte à patienter quelques années en cave.
Appellation cuvée :
AOC Bordeaux Saint Julien (2ème
Cru Classé).
Millésime :
1992.
Millésime 1992 en
bordelais :
Un millésime moyen avec une
récolte extrêmement abondante. A la suite d'une floraison précoce et d'un début
d'été chaud et sec, des pluies violentes vinrent perturber la bonne maturité
des raisins. Malgré une sévère sélection, d'abord pendant les vendanges, puis
dans les chais, tous les vins ne sont pas une réussite. Les meilleurs, sont
fruités, souples et élégants, les moins bons, sont maigres, légers et sans
caractère. On remarque de bonne réussite dans les Pomerol, notamment Pétrus et
Trotanoy. Vendangés plus tôt, les blancs secs sont délicieux et aromatiques.
Les liquoreux sont légers et acides.12/20 (Cf : ‘’Idéalwine’’).
70% Cabernet Sauvignon,25%
Merlot,5% Cabernet Franc.
Sols :
Sous-sols Argilo-calcaire.
Vendanges :
Manuelles.
Vinification :
Après l'éraflage, les baies sont
minutieusement triées, foulées et mises en cuves bois thermorégulées, selon
leurs parcelles.
La fermentation alcoolique dure
de 7 à 10 jours et l'extraction est toujours respectueuse du jus en ajustant le
nombre de remontages selon les cuvées et les millésimes. La macération est
d'environ 3 semaines puis l'écoulage en barriques se fait lot par lot.
Elevage :
Entre 16 et 18 mois en fûts de
chêne français, dont 60 % de fûts neufs, dans un chai maintenu à 15°.
Cote Idealwine :
52 €.
Pour terminer notre périple :
Le verre tout paré de sa brillante
robe d’un or ambré installe au nez une exubérante et intense aromatique
safranée ; sa rotation soutenue dissipe quelque peu ces arômes pour
laisser apparaître de délicieuses notes miellées agrémentées de fragrances
orangées, le tout d’une relative finesse.
La prise en bouche nous apporte un
corps moulé dans sa trame safranée qui vient se détendre sur le palais en
laissant dans en bel et doucereux équilibre la place aux saveurs miellées,
complexifiées par les notes safranées, caramélisées et d’agrumes délicatement
rafraîchies par une acidité structurante.
La finale longue, dans la
continuité du plaisant rendu buccal tarde à se dissiper en y oubliant quelques
stigmates amers.
Très bien.
Ce N°9 : Cave de Montbazillac
Présentation :
La cave de Monbazillac fondé en
1940 qui regroupe 50 vignerons, est le plus important producteur de vins
d’appellation Monbazillac. Les vignerons se sont engagés dans des démarches
d’amélioration continue. La cave vinifie et commercialise notamment plusieurs
châteaux qui au 17ème siècle étaient connus sous le nom de marques
hollandaises. Le terroir est sur 927 hectares de vignes.
La Cave Coopérative du Château de
Monbazillac incarne l'excellence viticole du sud-ouest de la France, où le
terroir et le savoir-faire se conjuguent pour offrir une gamme de vins d'une
qualité exceptionnelle. Cette marque prestigieuse, ancrée dans la tradition
vinicole régionale, s'est forgée une réputation solide en proposant une
sélection diversifiée de 48 vins authentiques qui sauront satisfaire les palais
les plus exigeants.
Les vins produits par la Cave
Coopérative du Château de Monbazillac sont le reflet d'un travail méticuleux et
passionné. Du rouge profond du Marquis de Chamterac Bergerac aux nuances dorées
du Château Monbazillac millésimé, chaque bouteille raconte une histoire unique,
imprégnée du caractère du vignoble et du climat de la région. Les blancs
subtils et élégants, tels que le Monbazillac Grains d'Or ou la cuvée Les
Médiévales, révèlent la complexité aromatique et la finesse des cépages locaux.
Sans oublier les rouges puissants comme le Château Pion, qui démontrent la
polyvalence et le talent des vignerons de cette coopérative d'exception.
Une
dégustation de ces vins illustre parfaitement l'art de la vinification et l'art
de vivre à la française, dans toute sa splendeur et sa diversité.
Appellation cuvée :
AOP Monbazillac.
Cuvée :
‘’Grain d’Or’’.
Millésime :
1990.
Millésime 1990 en bordelais et
sud-ouest.
Un millésime d'exception en
qualité et en quantité. Deuxième année la plus chaude du siècle après 1947, et
la plus ensoleillée après 1949. La plupart des châteaux ont vendangé des
raisins d'une exceptionnelle concentration. En raison du volume de la récolte,
les vins sont peu acides mais dotés de tannins puissants et veloutés. Les
meilleurs vins proviennent de vignobles implantés sur des sols lourds
(Saint-Estèphe, Saint-Emilion) et de propriétés ayant pratiqué une sélection
draconienne afin de limiter les rendements. En règle générale, les vins de ce
millésime sont des modèles de charmes et de distinction. Les blancs secs sont
grandioses, notamment Haut-Brion et Laville Haut-Brion qui s'imposent comme des
vins de légendes. Pour les Sauternes, vendangés avant les rouges, il s'agit
d'un millésime historique. Puissants et complexes, ils représentent des
chefs-d’œuvre absolus de concentration et de richesse. 18/20 (Cf :
‘’Idéalwine’’)
Cépages :
Sémillon (Majoritairement), Sauvignon, Sauvignon gris et Muscadelle.
Vendange :
Sélection de grains nobles.
Elevage :
Fûts de chêne.
Degré Alcool :
13,5 °.
Cote :
32,00 €.
👉Pour d'éventuels contacts, les coordonnées :
N° 1 : Clos de la Touche
😒Existence actuelle inconnue
N° 2 : Domaine François
Cotat
Chavignol
18300 Sancerre
Tél: 02 48 54 21 27
N° 3 - Domaine Jean Siegler
26, rue des merles
8630 Mittelwhir
Tel : 03 89 47 90 70
Web : www.jeansiegler.fr
Mail : jean.siegler@wanadoo.fr
N°4 : Domaine du lycée
Viticole de Beaune
16 avenue Charles Jaffelin
21200 Beaune
Tel : 03.80.26.35.81
N°5 : Domaine
Lignier-Michelot
Propriétaire Virgile Lignier
39 Rue Des Jardins
21220 Morey Saint Denis
Tél : 06 07 31 24 07
Web :
N°6 : Château Pradeaux
676 Chem. des Pradeaux
83270 Saint-Cyr-sur-Mer
Tél : 04 94 32 10 21
N°7 : Château Quintus
1, Larosé,
33330 Saint-Emilion
Tél : 05 57 24 69 44
N° 8 : Château Léoville
Barton
Route des Châteaux
33250 Saint Julien Beychevelle
Tél : 05 56 59 06 05
N°
9 : Cave coopérative de Montbazillac
3109 Route d'Eymet
La Borderie
24240 Monbazillac
Tel : 05 53 63 64 06
Mail :
😀😀 De l’Anjou au Sud-ouest,
notre périple touristico-viticole nous a permis de juger de l’évolution des
différents vins sélectionnés après une trentaine d’années de patience en cave. Des satisfactions, des désillusions aussi,
mais de belles surprises comme ce Léoville-Barton de 1992 (année assez
décriée). De nouveau je regrette la faible audience (26) et je souhaite que ces
séances assez inédites sachent susciter la curiosité et l’intérêt d’un plus
grand nombre.
Un grand merci à Bernard qui a
assuré toute la logistique, transport des bouteilles, achat pain, débouchage, carafage
et service.
Est-il utile de vous le rappeler, n’hésitez-pas
à apporter vos commentaires.
An attendant, bonne lecture.
Cfa le 27.04.2026
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